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Chapelle de la Maladrerie de Saint-Julien-du-Sault dans l'Yonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane et gothique Maladrerie ou léproserie

Chapelle de la Maladrerie de Saint-Julien-du-Sault

  • Hameau la Maladrerie
  • 89330 Saint-Julien-du-Sault
Chapelle de la Maladrerie de Saint-Julien-du-Sault
Chapelle de la Maladrerie de Saint-Julien-du-Sault
Chapelle de la Maladrerie de Saint-Julien-du-Sault
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public
89330 Saint-Julien-du-Sault, Hameau la Maladrerie

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1211
Première mention écrite
XIIIe siècle
Construction de la chapelle
1695
Rattachement à l’Hôtel-Dieu
30 octobre 1925
Classement monument historique
2006
Rénovation majeure
2015
Acquisition par la municipalité
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Maladrerie (ancienne) : inscription par arrêté du 30 octobre 1925

Personnages clés

Miles d'Ordon - Seigneur local Signataire de la charte de 1211.
Hugues - Prêtre de la maladrerie Oncle de Miles, cité en 1211.
Guillaume Macher - Chevalier local Père d’un patient accueilli.
Loys de Lescagne - Capitaine du château (1564) Géra la maladrerie avant 1695.

Origine et histoire de la Chapelle de la Maladrerie

La chapelle de la Maladrerie de Saint-Julien-du-Sault, située dans l’Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux du XIIIe siècle. Elle faisait partie d’une maladrerie, institution médiévale destinée à isoler et soigner les lépreux, attestée dès 1211 dans une charte mentionnant la domo leprosum Sancti Juliani. Consacrée à saint Nicolas, elle se trouvait à proximité d’une voie romaine et de l’Yonne, comme la plupart des maladreries de l’époque.

La maladrerie accueillait toutes les couches sociales, y compris des notables locaux comme le fils du chevalier Guillaume Macher. Au fil des siècles, son rôle évolua : rattachée à l’Hôtel-Dieu en 1695, elle devint une ferme, puis fut divisée en deux exploitations en 1812. La chapelle, seule trace du XIIIe siècle, fut transformée en écurie avant d’être classée monument historique en 1925. Son architecture simple, en meulière, conserve des éléments originaux comme une niche et un lavabo en plein cintre.

Au XIXe siècle, la maladrerie subit des modifications majeures : construction d’un bâtiment d’habitation en 1853, amputation de terres pour la ligne de chemin de fer Paris-Lyon, et ajout d’un sol intermédiaire dans la chapelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance y installa un poste radio clandestin. Rénovée en 2006, elle fut acquise par la municipalité en 2015 pour y développer des activités touristiques, dont un golf inauguré en 2014.

Aujourd’hui, le site allie patrimoine et modernité. La chapelle, restaurée, côtoie des infrastructures de loisirs, tandis que son histoire médiévale et ses transformations ultérieures témoignent de son adaptation aux besoins successifs : sanitaires, agricoles, puis culturels. Les fouilles et archives révèlent son rôle central dans la vie locale, des processions religieuses aux enjeux contemporains de valorisation touristique.

Liens externes

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