Frise chronologique
1211
Première mention écrite
Première mention écrite
1211 (≈ 1211)
Charte citant la *domo leprosum Sancti Juliani*.
XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIIe siècle (≈ 1350)
Seul bâtiment original subsistant aujourd’hui.
1695
Rattachement à l’Hôtel-Dieu
Rattachement à l’Hôtel-Dieu
1695 (≈ 1695)
Devenue ferme hospitalière puis agricole.
30 octobre 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
30 octobre 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle de la chapelle.
2006
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2006 (≈ 2006)
896 000 € pour les bâtiments.
2015
Acquisition par la municipalité
Acquisition par la municipalité
2015 (≈ 2015)
Projet touristique et pédagogique (1,4 M€).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Maladrerie (ancienne) : inscription par arrêté du 30 octobre 1925
Personnages clés
| Miles d'Ordon - Seigneur local |
Signataire de la charte de 1211. |
| Hugues - Prêtre de la maladrerie |
Oncle de Miles, cité en 1211. |
| Guillaume Macher - Chevalier local |
Père d’un patient accueilli. |
| Loys de Lescagne - Capitaine du château (1564) |
Géra la maladrerie avant 1695. |
Origine et histoire
La chapelle de la Maladrerie de Saint-Julien-du-Sault, située dans l’Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux du XIIIe siècle. Elle faisait partie d’une maladrerie, institution médiévale destinée à isoler et soigner les lépreux, attestée dès 1211 dans une charte mentionnant la domo leprosum Sancti Juliani. Consacrée à saint Nicolas, elle se trouvait à proximité d’une voie romaine et de l’Yonne, comme la plupart des maladreries de l’époque.
La maladrerie accueillait toutes les couches sociales, y compris des notables locaux comme le fils du chevalier Guillaume Macher. Au fil des siècles, son rôle évolua : rattachée à l’Hôtel-Dieu en 1695, elle devint une ferme, puis fut divisée en deux exploitations en 1812. La chapelle, seule trace du XIIIe siècle, fut transformée en écurie avant d’être classée monument historique en 1925. Son architecture simple, en meulière, conserve des éléments originaux comme une niche et un lavabo en plein cintre.
Au XIXe siècle, la maladrerie subit des modifications majeures : construction d’un bâtiment d’habitation en 1853, amputation de terres pour la ligne de chemin de fer Paris-Lyon, et ajout d’un sol intermédiaire dans la chapelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance y installa un poste radio clandestin. Rénovée en 2006, elle fut acquise par la municipalité en 2015 pour y développer des activités touristiques, dont un golf inauguré en 2014.
Aujourd’hui, le site allie patrimoine et modernité. La chapelle, restaurée, côtoie des infrastructures de loisirs, tandis que son histoire médiévale et ses transformations ultérieures témoignent de son adaptation aux besoins successifs : sanitaires, agricoles, puis culturels. Les fouilles et archives révèlent son rôle central dans la vie locale, des processions religieuses aux enjeux contemporains de valorisation touristique.