Frise chronologique
1358
Installation des Augustins
Installation des Augustins
1358 (≈ 1358)
Fondation du couvent à Limoux.
1685
Incendie du couvent
Incendie du couvent
1685 (≈ 1685)
Destruction partielle, reconstruction baroque.
Années 1980
Départ des sœurs de Nevers
Départ des sœurs de Nevers
Années 1980 (≈ 1980)
Fin de l’occupation religieuse.
2012
Fermeture au culte
Fermeture au culte
2012 (≈ 2012)
Risques liés à l’état du bâtiment.
24 janvier 2020
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 janvier 2020 (≈ 2020)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, y compris le clocher, la sacristie, la cave située sous le choeur, la cour, ainsi que le sol d’assiette des parcelles, tel que délimités sur le plan annexé à l’arrêté, située 9b rue des Augustins et 3 rue Grammatique, sur les parcelles DC10 et 11 : inscription par arrêté du 24 janvier 2020
Personnages clés
| Sœurs de Nevers - Religieuses occupantes |
Présentes jusqu’aux années 1980. |
| Association *Les Amis de la Miséricorde* - Acteur de la sauvegarde |
Mobilisation pour la rénovation en 2019. |
Origine et histoire
La chapelle de la Miséricorde, également appelée église de la Miséricorde, est une ancienne chapelle catholique située rue des Augustins à Limoux, dans le département de l’Aude. À l’origine, elle faisait partie du couvent des Augustins, établi dans la ville à partir de 1358. L’édifice fut partiellement détruit par un incendie en 1685, puis reconstruit dans un style baroque, à l’exception de sa façade sud, qui conserve une élévation médiévale remarquable. Son décor intérieur, datant du XIXe siècle, s’inspire de celui de la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne, tandis que son porche ouest, de style néo-gothique, est orné d’un décor en terre cuite original.
Après avoir abrité les religieuses de l’ordre des sœurs de Nevers jusqu’aux années 1980, la chapelle se dégrade progressivement en raison d’infiltrations liées à une toiture défectueuse. Fermée au culte en 2012 pour des raisons de sécurité, elle est sauvée de l’abandon grâce à l’action de l’association Les Amis de la Miséricorde en 2019. La municipalité engage alors des travaux de rénovation (charpente et toiture), financés à hauteur de 200 000 €. L’édifice est finalement inscrit aux monuments historiques le 24 janvier 2020, assurant sa préservation pour les générations futures.
La chapelle se distingue par son mélange d’architectures médiévale, baroque et néo-gothique, reflétant les différentes époques de son histoire. Son clocher, sa sacristie et une cave située sous le chœur font partie des éléments protégés. Aujourd’hui, elle reste un témoignage du patrimoine religieux et urbain de Limoux, entre héritage augustinien et restaurations contemporaines.