Construction initiale Fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Salle voûtée à vocation indéterminée, tympan religieux.
XVIe siècle
Intégration Renaissance
Intégration Renaissance XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout d’une tour-escalier et galeries à loggia.
XIXe siècle
Transformation en pensionnat
Transformation en pensionnat XIXe siècle (≈ 1865)
Rachat par les sœurs de la Miséricorde.
1962
Fermeture du pensionnat
Fermeture du pensionnat 1962 (≈ 1962)
Départ des sœurs pour un nouveau site.
1964
Destruction partielle
Destruction partielle 1964 (≈ 1964)
Construction de l’école Notre-Dame.
18 décembre 1968
Classement monument historique
Classement monument historique 18 décembre 1968 (≈ 1968)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Miséricorde (ancienne) (cad. 26 158) : classement par arrêté du 18 décembre 1968
Personnages clés
Sœurs de la Miséricorde - Religieuses et éducatrices
Propriétaires et gestionnaires du pensionnat (XIXe-XXe).
Origine et histoire de la Chapelle de la Miséricorde
La chapelle de la Miséricorde, située rue de la Chèvre à Metz, est un ancien édifice catholique datant de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. À l’origine, cette salle voûtée ne semble pas avoir été conçue comme un lieu de culte : seul le tympan de la porte, orné d’une sculpture de Saint-Michel, atteste d’une vocation religieuse. L’ensemble architectural, incluant une rosace romane et deux fenêtres, illustre la transition entre l’art roman et gothique civil à Metz, comparable à la chapelle du Petit-Saint-Jean de la même époque.
Intégrée dès la Renaissance à un ensemble plus vaste, la chapelle côtoyait jusqu’en 1962 des bâtiments du XVIe siècle, dont une tour-escalier circulaire et des galeries à loggia uniques dans la ville. Au XIXe siècle, le site fut racheté par les sœurs de la Miséricorde, qui l’aménagèrent en pensionnat. Des éléments néo-Renaissance, comme un escalier extérieur imitant l’architecture ancienne, furent ajoutés au début du XXe siècle. Le pensionnat ferma en 1962, et la plupart des bâtiments furent détruits dans les années 1960-70 pour construire l’école primaire Notre-Dame, ne laissant subsister que la chapelle.
Classée monument historique le 18 décembre 1968, la chapelle est aujourd’hui le seul vestige d’un complexe architectural dont l’histoire reste partiellement obscure. Son tympan et sa rosace, bien que partiellement disparus, témoignent encore de l’évolution des styles médiévaux à Metz. Le site, initialement lié à un couvent-pensionnat, reflète aussi les transformations urbaines et religieuses de la ville, marquées par des destructions massives au XXe siècle.