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Chapelle de la Miséricorde de Nice dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle Eglise baroque

Chapelle de la Miséricorde de Nice

    Cours Saleya
    06300 Nice
Propriété privée
Chapelle de la Miséricorde de Nice
Chapelle de la Miséricorde de Nice
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Chapelle de la Miséricorde de Nice
Chapelle de la Miséricorde de Nice
Crédit photo : Patrice Semeria - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1747-1770
Construction de la chapelle
30 mai 1921
Classement Monument Historique
1980
Apparition de fissures
2002-2003
Travaux de stabilisation
2009
Rénovation extérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Miséricorde : classement par décret du 30 mai 1921

Personnages clés

Bernardo Antonio Vittone - Architecte Concepteur du plan baroque piémontais.
J. Mirhalet - Peintre Auteur d’une *Vierge de miséricorde*.
Louis Brea - Peintre attribué Œuvre sur le thème de la miséricorde.

Origine et histoire

La chapelle de la Miséricorde, dite des pénitents noirs, est un édifice religieux catholique emblématique du baroque niçois. Construite entre 1747 et 1770 sur d’anciens entrepôts de sel du roi de Sardaigne, elle fut commanditée par les théatins et conçue par l’architecte turinois Bernardo Antonio Vittone. Son plan baroque piémontais, adapté à un espace restreint, superpose l’église et le couvent, séparés par des oculi. La nef unique elliptique, bordée de chapelles latérales aux lignes courbes, est ornée de stucs dorés et d’une fresque en trompe-l’œil donnant l’illusion d’un ciel ouvert.

La chapelle abrite deux œuvres primitives notables : une Vierge de miséricorde de J. Mirhalet et une autre attribuée à Louis Brea, tandis qu’un missel de 1442 (unique exemplaire connu du diocèse de Nice) est conservé à la bibliothèque Romain-Gary. Classée Monument Historique en 1921, elle a subi d’importants travaux de sauvegarde entre 2002-2003 après des fissures causées par l’aménagement d’un parking souterrain. Les restaurations extérieures, menées à partir de 2009, ont concerné façades, toitures, sculptures et décors, préservant ce chef-d’œuvre menacé.

L’architecture intérieure, marquée par la profusion d’ors et de stucs, illustre l’influence du baroque piémontais. Les chapelles latérales, également elliptiques, renforcent l’effet de mouvement et de lumière, caractéristique du style. La coupole, ornée d’une fresque céleste, crée une illusion d’espace infini, typique des édifices religieux de la Contre-Réforme. La chapelle reste un témoignage majeur de l’art sacré niçois et de son lien avec le Piémont voisin.

En 1980, l’édifice a été fragilisé par les travaux du parc autos souterrain adjacent, provoquant des lézardes sur les façades. Les micropieux installés lors des travaux de 2002-2003 ont stabilisé la structure, tandis que la rénovation de 2009 (durée : 14 mois) a restauré les éléments extérieurs, dont les trompe-l’œil et les sculptures en fonte. Ces interventions ont permis de préserver ce patrimoine, symbole de la dévotion et de l’artisanat d’exception du XVIIIe siècle niçois.

Liens externes