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Chapelle de la Miséricorde de Saint-Tropez dans le Var

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle

Chapelle de la Miséricorde de Saint-Tropez

  • 26 Rue Gambetta
  • 83990 Saint-Tropez
Chapelle de la Miséricorde de Saint-Tropez
Chapelle de la Miséricorde de Saint-Tropez
Chapelle de la Miséricorde de Saint-Tropez
Crédit photo : Starus - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
83990 Saint-Tropez, 26 Rue Gambetta

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1635-1636
Construction de la chapelle
1656
Installation des Pénitents noirs
1776
Usage paroissial temporaire
1808-1818
Vente et restitution
1947
Classement monument historique
1973-1997
Restauration et réouverture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Miséricorde : inscription par arrêté du 20 octobre 1947

Personnages clés

Pénitents noirs - Confrérie religieuse Utilisèrent la chapelle jusqu’en 1854.

Origine et histoire de la Chapelle de la Miséricorde

La chapelle de la Miséricorde, aussi appelée chapelle des Pénitents noirs, a été construite au milieu du XVIIe siècle dans le quartier des navigateurs de Saint-Tropez. Ses travaux, débutés en 1635, se terminèrent en 1636. Elle fut conçue pour abriter un hôpital et devint le lieu de réunion de la confrérie des Pénitents noirs à partir de 1656. Cette confrérie, dédiée à l’assistance aux malades et aux défunts, organisait des processions et des fêtes, comme celle de la Chandeleur, où les statues de Saint-Vincent et Saint-Victor étaient exposées.

En 1776, la chapelle servit temporairement d’église paroissiale en raison de la vétusté de l’édifice principal, décision mal accueillie par les Pénitents noirs. Après la Révolution, elle fut vendue comme bien national en 1808, puis rachetée par des particuliers qui la restituèrent à la paroisse en 1818. Les Pénitents noirs l’utilisèrent jusqu’à leur dissolution vers 1854. Fermée au culte pendant une longue période, elle fut restaurée en 1973 (clocher, toiture, façades) et réinaugurée en 1997.

Architecturalement, la chapelle se distingue par son clocher couvert de tuiles vernissées, typique du littoral provençal, et son portail en serpentine, une pierre verte locale. Inscrite aux monuments historiques en 1947, elle joue toujours un rôle central dans les traditions tropéziennes, notamment lors des bravades de mai, fêtes honorant le saint patron de la ville. Son histoire reflète les liens étroits entre la communauté maritime, la religion et le patrimoine local.

Liens externes

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