Début de la construction 1635 (≈ 1635)
Début des travaux de construction de la chapelle.
1636
Fin de la construction
Fin de la construction 1636 (≈ 1636)
Achèvement des travaux de la chapelle.
1656
Installation des Pénitents noirs
Installation des Pénitents noirs 1656 (≈ 1656)
La confrérie des Pénitents noirs commence à utiliser la chapelle.
1776
Utilisation pour les offices
Utilisation pour les offices 1776 (≈ 1776)
La chapelle est utilisée pour les offices en raison de l'état de l'église paroissiale.
1808
Vente des biens de l'Église
Vente des biens de l'Église 1808 (≈ 1808)
La chapelle est rachetée par des particuliers.
1818
Retour à l'usage religieux
Retour à l'usage religieux 1818 (≈ 1818)
La chapelle est rendue à la fabrique de la paroisse pour un usage religieux.
1854
Dissolution des Pénitents
Dissolution des Pénitents 1854 (≈ 1854)
La confrérie des Pénitents noirs est dissoute.
1973
Restauration complète
Restauration complète 1973 (≈ 1973)
Début des travaux de restauration du clocher, de la toiture et des façades.
1997
Inauguration après restauration
Inauguration après restauration 1997 (≈ 1997)
La chapelle est inaugurée après des travaux de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Miséricorde : inscription par arrêté du 20 octobre 1947
Origine et histoire de la Chapelle de la Miséricorde
La chapelle de la Miséricorde, dite des Pénitents noirs, se trouve rue Gambetta, au cœur de Saint-Tropez, dans l'ancien quartier des familles de marins. Catholique, elle date du milieu du XVIIe siècle : ses travaux, commencés en 1635, se sont achevés l'année suivante, et elle avait été construite pour accueillir un nouvel hôpital ; le monument appartient au village. À partir de 1656, la confrérie des Pénitents noirs s'y réunit pour porter secours aux malades, transporter les morts et participer aux processions. La fête de la confrérie avait lieu le jour de la Chandeleur ; on exposait alors notamment les statues de saint Vincent et de saint Victor, dont les regards opposés faisaient dire aux habitants « l'un regarde à bâbord, l'autre à tribord ». En 1776, la chapelle servit pour les offices, l'église paroissiale menaçant ruine, décision mal accueillie par les Pénitents. Lors de la vente des biens de l'Église par l'État en 1808, la chapelle fut rachetée par des particuliers qui la donnèrent à la fabrique de la paroisse pour lui rendre son usage religieux le 24 mars 1818. Les Pénitents l'utilisèrent jusque vers 1854, époque de leur dissolution. Longtemps fermée au culte, elle servit ensuite de lieu d'exposition et de concert. Une restauration complète fut entreprise en 1973, portant sur le clocher, la toiture et les façades ; les statues furent ensuite redorées et la chapelle inaugurée le 15 décembre 1997. Le clocher est coiffé d'un dôme recouvert de tuiles vernissées aux reflets brillants, caractéristiques du littoral provençal, et le portail est sculpté en serpentine, pierre verte extraite entre La Croix‑Valmer et Cavalaire‑sur‑Mer. Inscrite au titre des monuments historiques en 1947, la chapelle reste ouverte toute l'année et participe à la vie religieuse tropézienne ; lors des Bravades de mai, ces trois jours de fête en l'honneur du saint patron, elle devient un lieu de rassemblement pour processions et offices.