Frise chronologique
Fin XIe - Début XIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Par les chanoines de Saint-Augustin de Chancelade.
1548
Pillage par les sauniers
Pillage par les sauniers
1548 (≈ 1548)
Révolte contre la gabelle sur l’île.
1561
Dévastation pendant les guerres
Dévastation pendant les guerres
1561 (≈ 1561)
Guerres de Religion affectent le prieuré.
1669
État du gros-œuvre documenté
État du gros-œuvre documenté
1669 (≈ 1669)
Voûte en pierre remplacée par plancher.
1919-1931
Restauration et nouvelle voûte
Restauration et nouvelle voûte
1919-1931 (≈ 1925)
Voûte en béton, consécration en 1931.
1935
Reconstruction du cloître
Reconstruction du cloître
1935 (≈ 1935)
Ajout d’éléments stylisés au nord.
1956
Réalisations des fresques
Réalisations des fresques
1956 (≈ 1956)
Par M. Antheaume, élève des Beaux-Arts.
29 avril 1988
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
29 avril 1988 (≈ 1988)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Perroche (cad. CI 17) : inscription par arrêté du 29 avril 1988
Personnages clés
| Chanoines réguliers de Saint-Augustin - Fondateurs du prieuré |
Originaires de l’abbaye de Chancelade. |
| M. Antheaume - Peintre des fresques |
Auteur des œuvres des années 1950. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Médard de la Perroche, située à Dolus-d'Oléron en Charente-Maritime, fut fondée à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle par les chanoines réguliers de Saint-Augustin de l’abbaye de Chancelade. Ce prieuré, dépendant de l’abbaye de Sablonceaux, illustre l’influence des ordres religieux dans la région à l’époque médiévale. Son architecture romane, marquée par des arcades aveugles et un contrefort contenant un escalier, témoigne de cette période, bien que des modifications ultérieures aient altéré certains éléments.
Au XVIIe siècle, le prieuré passe sous le régime de la commende et est occupé par un fermier. La chapelle, déjà privée de sa voûte en pierre, subit des transformations successives : pillée en 1548 par des sauniers révoltés contre la gabelle, puis dévastée en 1561 pendant les guerres de Religion. En 1669, un procès-verbal signale un gros-œuvre en bon état, mais la voûte, remplacée par un plancher, a disparu. Ces événements reflètent les troubles politiques et religieux qui ont marqué l’île d’Oléron.
Au XXe siècle, la chapelle est restaurée et modernisée. En 1919, un propriétaire privé entreprend des travaux : la voûte est refaite en béton (consacrée en 1931 sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste), un cloître est reconstitué vers 1935, et des fresques inspirées de l’art roman, réalisées en 1956 par M. Antheaume, ornent les murs. Ces interventions mêlent préservation du patrimoine et adaptations contemporaines, soulignant la rareté des édifices médiévaux sur l’île. La chapelle est inscrite aux monuments historiques en 1988.
Les bâtiments conventuels, partiellement reconstruits au XXe siècle dans un style balnéaire, contrastent avec l’austérité romane de la chapelle. À l’intérieur, les deux travées voûtées en arc brisé, la porte basse menant au cloître, et les fresques apocalyptiques rappellent son héritage médiéval. Le mur oriental, percé d’une baie gothique tardive, remplace une ouverture romane originelle, illustrant les évolutions architecturales du site.
L’histoire de la chapelle de la Perroche reflète les mutations religieuses, sociales et architecturales de l’île d’Oléron, depuis sa fondation augustinienne jusqu’à sa réhabilitation moderne. Son inscription comme monument historique en 1988 consacre son importance patrimoniale, malgré les transformations subies au fil des siècles.