Chapelle de la Perroche à Dolus-d'Oléron en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane et gothique

Chapelle de la Perroche à Dolus-d'Oléron

  • 2-7 Rue de la Chapelle
  • 17550 Dolus-d'Oléron
Chapelle de la Perroche à Dolus-dOléron
Chapelle de la Perroche à Dolus-dOléron
Chapelle de la Perroche à Dolus-dOléron
Chapelle de la Perroche à Dolus-dOléron
Chapelle de la Perroche à Dolus-dOléron
Chapelle de la Perroche à Dolus-dOléron
Crédit photo : Cobber17 - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle
Fondation du prieuré
1548
Pillage du prieuré
XVe siècle
Modifications des bâtiments
1561
Dévastation pendant les guerres de Religion
1742
Union à l'abbaye de Sablonceaux
XVIIe siècle
Période de commende
1919
Restauration de l'église
26 août 1931
Consécration de la chapelle
1935
Reconstitution du cloître
Années 1950
Peinture des fresques
29 avril 1988
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Perroche (cad. CI 17) : inscription par arrêté du 29 avril 1988

Personnages clés

M. Anthéaume Élève des Beaux-Arts de Paris, auteur des fresques représentant des scènes de l'Apocalypse et de la vie de saint Jean-Baptiste.

Origine et histoire de la Chapelle de la Perroche

Le prieuré de la Perroche a été fondé sous le vocable de Saint-Médard à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe par les chanoines réguliers de Saint-Augustin de l'abbaye de la Chancelade et dépendait de l'abbaye de Sablonceaux. De cette période subsiste le gros-œuvre de l'église et, dans les bâtiments conventuels, des encadrements de fenêtres semblent dater du XVe siècle. Le prieuré a été pillé en 1548 par des bandes de sauniers révoltés contre la gabelle, puis dévasté en 1561 pendant les guerres de Religion; par la suite le domaine a été mis en fermage et la chapelle sommairement remise en état. Au XVIIe siècle, le prieuré est passé en commende et occupé par un fermier; un procès-verbal de 1669 relève que le gros-œuvre est en assez bon état mais que la voûte en pierre a disparu et a été remplacée par un plancher. Le prieuré fut uni à l'abbaye de Sablonceaux en 1742. Vendu à des particuliers à la Révolution, le domaine a connu au XXe siècle d'importantes transformations : les bâtiments conventuels ont été modifiés et reconstruits dans un style "balnéaire" dans les années 1930, tandis que la chapelle a conservé ses volumes et son aspect roman. À partir de 1919 le propriétaire fit restaurer l'église et refit une voûte en béton; elle fut consacrée le 26 août 1931 sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. Vers 1935 un cloître a été reconstitué au nord et des fresques ont été peintes dans les années 1950—en 1956 sur les faces sud et ouest—par M. Anthéaume, élève des Beaux-Arts de Paris, représentant des scènes de l'Apocalypse et de la vie de saint Jean-Baptiste. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 29 avril 1988. Sur le plan architectural, les murs latéraux sont rythmés de quatre arcades aveugles en arc brisé entre des contreforts plats; le mur oriental, plat, est percé d'une grande baie moulurée en arc brisé de la fin du Moyen Âge qui a remplacé la baie romane. La façade occidentale était autrefois surmontée d'un campanile aujourd'hui disparu; à l'angle sud-ouest, un gros contrefort percé de meurtrières contient l'escalier qui y menait. L'intérieur présente deux longues travées voûtées en arc brisé; la voûte actuelle en béton laisse cependant apparaître le départ de l'ancienne voûte en pierre. Dans la première travée de la nef, une porte basse au nord ouvre sur le cloître reconstitué à son emplacement ancien. La rareté des édifices médiévaux sur l'île d'Oléron renforce l'intérêt de cette chapelle située à Dolus-d'Oléron, en Charente-Maritime.

Liens externes