Frise chronologique
1757
Construction et bénédiction
Construction et bénédiction
1757 (≈ 1757)
Édifiée par Corneil Mispreuve, bénie le 2 août.
1781
Bénédiction d'une seconde chapelle
Bénédiction d'une seconde chapelle
1781 (≈ 1781)
Chapelle attenante à la villa, par la veuve Dallère.
1793
Refuge pendant la guerre de Vendée
Refuge pendant la guerre de Vendée
1793 (≈ 1793)
Lieu de culte clandestin pour les insurgés.
1986
Classement monument historique
Classement monument historique
1986 (≈ 1986)
Inscrite par arrêté du 24 septembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. AS 163) : inscription par arrêté du 24 septembre 1986
Personnages clés
| Corneil Joseph Mispreuve - Commanditaire et négociant |
Fonda la chapelle en 1757 pour son épouse. |
| Angélique Witvoët - Épouse de Mispreuve |
Inspira le vocable *Notre-Dame des Anges*. |
| Abbé René Lemesle - Prêtre réfractaire |
Célébra des mariages clandestins en 1793. |
| Henri Ripoche - Sculpteur (début XXe) |
Auteur des anges et de la Vierge à l'Enfant. |
Origine et histoire
La chapelle de la Savarière, située à Saint-Sébastien-sur-Loire dans un environnement boisé, fut construite en 1757 par Corneil Joseph Mispreuve, un négociant d'origine batave et catholique. Ce dernier, contrôleur des cafetiers et limonadiers puis conseiller du Roi, la dédia à Notre-Dame des Anges en hommage à son épouse Angélique Witvoët. La chapelle, de dimensions modestes (10 m sur 5 m), se distingue par son plafond lambrissé en bois peint, représentant l'Assomption de la Vierge entourée d'angelots, un décor presque unique en Loire-Atlantique. Son autel abrite une statue de Vierge à l'Enfant inspirée de Notre-Dame-des-Victoires à Paris, encadrée par deux anges en prière, œuvres d'Henri Ripoche (début XXe siècle).
La chapelle fut bénite le 2 août 1757 par le vicaire général de l'évêque de Nantes, une date symbolique coïncidant avec la fête franciscaine de Notre-Dame des Anges en Italie. Pendant la guerre de Vendée (1793), elle échappa aux incendies grâce au respect des insurgés, devenant un lieu de culte clandestin pour les prêtres réfractaires comme l'abbé René Lemesle. Plusieurs mariages et sacrements y furent célébrés en secret. Contrairement à une croyance répandue, c'est une seconde chapelle (bénie en 1781), attenante à la villa palladienne voisine, qui fut élevée par la veuve Dallère, tante du général Cambronne.
Classée monument historique en 1986, la chapelle de la Savarière est aujourd'hui accessible lors des Journées du Patrimoine. Son décor intérieur, notamment la voûte en trompe-l'œil naïf ornée d'une balustrade et de bouquets de fleurs, témoigne de son riche passé artistique et religieux. La propriété, située rue du Général-de-Gaulle, conserve ainsi un patrimoine unique lié à l'histoire locale et à la résistance catholique pendant la Révolution.