Frise chronologique
7-18 août 1944
Destruction par bombardement
Destruction par bombardement
7-18 août 1944 (≈ 13)
Poche de Lorient, Seconde Guerre.
début XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XVIe siècle (≈ 1604)
Chapelle édifiée style flamboyant.
1771
Construction du clocher
Construction du clocher
1771 (≈ 1771)
Tour en pierre de taille.
1898
Restauration du chœur
Restauration du chœur
1898 (≈ 1898)
Transepts et chœur remaniés.
6 juin 1933
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
6 juin 1933 (≈ 1933)
Nef, transept et chœur protégés.
septembre 1942
Sauvetage du mobilier
Sauvetage du mobilier
septembre 1942 (≈ 1942)
Évacuation vers Maine-et-Loire.
1960-1962
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle
1960-1962 (≈ 1961)
Architecte Caubert de Cléry-Kervigant.
1er août 2014
Abrogation de la protection
Abrogation de la protection
1er août 2014 (≈ 2014)
Fin de l’inscription MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'arrêté du 6 juin 1934 portant inscription au titre des monuments historiques de la nef, du transept et du choeur de la chapelle de la Trinité (cad. ZO 771, lieu-dit la Trinité) est abrogé par arrêté du 1er août 2014
Personnages clés
| Pierre Thomas-Lacroix - Conservateur des antiquités |
Organisa l’évacuation du mobilier en 1942. |
| René Guillaume - Architecte des monuments historiques |
Collabora au sauvetage des œuvres. |
| Caubert de Cléry-Kervigant - Architecte |
Dirigea la reconstruction (1960-1962). |
Origine et histoire
La chapelle de la Trinité, située au lieu-dit « La Trinité » à Quéven (Morbihan), fut édifiée au début du XVIe siècle dans un style flamboyant. Elle présentait initialement une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept légèrement saillant et un chœur à chevet plat. Le clocher, daté de 1771, couronnait une tour en pierre de taille. Les éléments intérieurs, comme la charpente lambrissée ornée de sablières sculptées et d’entraits à têtes de crocodiles, témoignaient d’un artisanat soigné. Le chœur et les transepts furent restaurés en 1898, préservant partiellement la structure d’origine.
La chapelle subit une destruction totale lors des bombardements alliés entre le 7 et le 18 août 1944, dans le cadre des opérations visant la poche de Lorient pendant la Seconde Guerre mondiale. Heureusement, une partie du mobilier avait été évacuée dès 1942 grâce à l’intervention de Pierre Thomas-Lacroix, conservateur des antiquités, et de René Guillaume, architecte des monuments historiques. Les statues, transportées en Maine-et-Loire, furent retrouvées et restaurées avant d’être réinstallées dans l’église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Quéven ou dans d’autres chapelles locales vers l’an 2000.
La reconstruction de la chapelle intervint entre 1960 et 1962, sous la direction de l’architecte vannois Caubert de Cléry-Kervigant. Le nouvel édifice intégra quelques vestiges de l’ancienne structure, tels qu’un bénitier du XVIe siècle, une croix monumentale de 1657 (avec un croisillon refait au XIXe siècle), ainsi que des éléments sculptés de 1771 scellés dans les colonnes de la façade. Une fontaine de dévotion et un lavoir du XIXe siècle, situés au nord, complètent aujourd’hui l’ensemble. La nef, le transept et le chœur, initialement inscrits aux monuments historiques en 1933, virent leur protection abrogée en 2014.
Parmi les éléments remarquables sauvés figurent la croix à soubassement en pierre de taille, datée de 1657, et des fragments de la charpente originale, comme les entraits sculptés. La chapelle reconstruite, bien que moderne, perpétue la mémoire du monument d’origine à travers ces remplois et son implantation sur le même site. Elle reste un témoignage des destructions de la guerre et des efforts de préservation du patrimoine breton.