Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Chapelle de la Trinité à Quéven dans le Morbihan

Chapelle de la Trinité

    5058 La Trinité
    56530 Quéven
Propriété de la commune
Chapelle de la Trinité
Chapelle de la Trinité
Chapelle de la Trinité
Chapelle de la Trinité
Chapelle de la Trinité
Chapelle de la Trinité

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1600
1700
1800
1900
2000
7-18 août 1944
Destruction par bombardement
début XVIe siècle
Construction initiale
1771
Construction du clocher
1898
Restauration du chœur
6 juin 1933
Inscription aux monuments historiques
septembre 1942
Sauvetage du mobilier
1960-1962
Reconstruction de la chapelle
1er août 2014
Abrogation de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'arrêté du 6 juin 1934 portant inscription au titre des monuments historiques de la nef, du transept et du choeur de la chapelle de la Trinité (cad. ZO 771, lieu-dit la Trinité) est abrogé par arrêté du 1er août 2014

Personnages clés

Pierre Thomas-Lacroix - Conservateur des antiquités Organisa l’évacuation du mobilier en 1942.
René Guillaume - Architecte des monuments historiques Collabora au sauvetage des œuvres.
Caubert de Cléry-Kervigant - Architecte Dirigea la reconstruction (1960-1962).

Origine et histoire

La chapelle de la Trinité, située au lieu-dit « La Trinité » à Quéven (Morbihan), fut édifiée au début du XVIe siècle dans un style flamboyant. Elle présentait initialement une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept légèrement saillant et un chœur à chevet plat. Le clocher, daté de 1771, couronnait une tour en pierre de taille. Les éléments intérieurs, comme la charpente lambrissée ornée de sablières sculptées et d’entraits à têtes de crocodiles, témoignaient d’un artisanat soigné. Le chœur et les transepts furent restaurés en 1898, préservant partiellement la structure d’origine.

La chapelle subit une destruction totale lors des bombardements alliés entre le 7 et le 18 août 1944, dans le cadre des opérations visant la poche de Lorient pendant la Seconde Guerre mondiale. Heureusement, une partie du mobilier avait été évacuée dès 1942 grâce à l’intervention de Pierre Thomas-Lacroix, conservateur des antiquités, et de René Guillaume, architecte des monuments historiques. Les statues, transportées en Maine-et-Loire, furent retrouvées et restaurées avant d’être réinstallées dans l’église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Quéven ou dans d’autres chapelles locales vers l’an 2000.

La reconstruction de la chapelle intervint entre 1960 et 1962, sous la direction de l’architecte vannois Caubert de Cléry-Kervigant. Le nouvel édifice intégra quelques vestiges de l’ancienne structure, tels qu’un bénitier du XVIe siècle, une croix monumentale de 1657 (avec un croisillon refait au XIXe siècle), ainsi que des éléments sculptés de 1771 scellés dans les colonnes de la façade. Une fontaine de dévotion et un lavoir du XIXe siècle, situés au nord, complètent aujourd’hui l’ensemble. La nef, le transept et le chœur, initialement inscrits aux monuments historiques en 1933, virent leur protection abrogée en 2014.

Parmi les éléments remarquables sauvés figurent la croix à soubassement en pierre de taille, datée de 1657, et des fragments de la charpente originale, comme les entraits sculptés. La chapelle reconstruite, bien que moderne, perpétue la mémoire du monument d’origine à travers ces remplois et son implantation sur le même site. Elle reste un témoignage des destructions de la guerre et des efforts de préservation du patrimoine breton.

Liens externes