Frise chronologique
Ier-IIe siècle
Construction du mausolée romain
Construction du mausolée romain
Ier-IIe siècle (≈ 250)
Origine antique du monument actuel.
XIe siècle
Transformation en chapelle
Transformation en chapelle
XIe siècle (≈ 1150)
Réutilisation médiévale attestée dans les chartes.
1957
Découverte du *signaculum*
Découverte du *signaculum*
1957 (≈ 1957)
Objet en bronze trouvé par Sylvain Gagnière.
1960-1961
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1960-1961 (≈ 1961)
Dirigées par Boyer et Février.
24 mai 1974
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 mai 1974 (≈ 1974)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Trinité (ruines) (cad. E 488) : inscription par arrêté du 24 mai 1974
Personnages clés
| Sylvain Gagnière - Découvreur archéologique |
A trouvé le *signaculum* en 1957. |
| Raymond Boyer - Abbé et archéologue |
Dirigea les fouilles de 1960-1961. |
| Paul-Albert Février - Archéologue |
Collabora aux fouilles du site. |
| Dèce - Empereur romain (249-251) |
Époux d’Herennia Etruscilla (monnaie trouvée). |
| Herennia Etruscilla - Impératrice romaine |
Son effigie figure sur une monnaie. |
Origine et histoire
La chapelle de la Trinité, située à Callas dans le Var, est un édifice dont l’origine remonte à un mausolée antique de la fin du Ier siècle ou du début du IIe siècle. Les vestiges encore visibles montrent des murs en petit appareil et une porte monolithe, caractéristiques de cette période. Le site a été réutilisé au Moyen Âge, dès le XIe siècle, comme chapelle romane, avec des voûtes et des arcs typiques de cette époque architecturale. Des fouilles archéologiques menées en 1960 et 1961 ont révélé des objets antiques, dont un signaculum en bronze, des débris d’amphores, une monnaie romaine à l’effigie d’Herennia Etruscilla (épouse de l’empereur Dèce, 249-251), et une boîte à miroir et à fard.
Le site a livré des traces d’une villa romaine et d’un mausolée, confirmant son importance durant l’Antiquité. Les découvertes, comme la monnaie et les céramiques, suggèrent une occupation continue entre le Ier et le IIIe siècle. L’abbé Raymond Boyer et l’archéologue Paul-Albert Février ont dirigé les fouilles, mettant au jour des éléments clés pour comprendre la transition entre l’époque romaine et le Moyen Âge. Aujourd’hui, le monument appartient au Centre archéologique du Var et est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1974.
Architecturalement, la chapelle conserve des éléments antiques intégrés dans sa structure médiévale, comme les murs du mausolée d’origine. Son plan rappelle celui des mausolées romains, d’où son surnom de « Mausolée de Callas ». Les modifications médiévales, notamment les voûtes romanes, illustrent l’adaptation du site à un usage religieux chrétien. Le lieu, situé sur la route départementale entre Draguignan et Callas, reste un témoignage rare de la réutilisation d’un monument païen en espace sacré.
Les objets découverts, tels que le signaculum de Caius Valerius Hermes (étudié en 2013-2014), offrent des indices sur les occupants romains du site. La présence d’un mausolée suggère l’inhumation d’un personnage important, peut-être le propriétaire de la villa voisine. L’absence de corps dans le mausolée médiéval ajoute une dimension mystérieuse à son histoire, comme souligné dans les études récentes. Le site est aujourd’hui un lieu d’intérêt à la fois archéologique, historique et religieux.