Frise chronologique
1655
Date du clocheton
Date du clocheton
1655 (≈ 1655)
Cloche datée sur le pignon ouest.
1665
Inscription sur la sacristie
Inscription sur la sacristie
1665 (≈ 1665)
Mention de travaux sous Jean Droualen.
1er quart du XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
1er quart du XVIIe siècle (≈ 1725)
Période de construction attestée par Monumentum.
10 février 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
10 février 1948 (≈ 1948)
Inscription officielle à l’inventaire.
1948
Incendie criminel
Incendie criminel
1948 (≈ 1948)
Destruction partielle de la chapelle.
2021
Rénovation de la toiture
Rénovation de la toiture
2021 (≈ 2021)
Restauration complète du toit.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Sainte-Trinité (cad. H 290) : inscription par arrêté du 10 février 1948
Personnages clés
| Jean Droualen - Fabricien (responsable de la fabrique paroissiale) |
Mentionné dans l’inscription de 1665. |
Origine et histoire
La chapelle de la Trinité, située à Lanvénégen dans le Morbihan, est un édifice religieux construit au 1er quart du XVIIe siècle. Elle présente un plan en forme de croix latine, avec une nef, un transept et un chœur de même hauteur. Le mur pignon occidental, surmonté d’un clocher en pierre, est accessible par le rampant nord. À l’origine, la chapelle abritait deux autels en granite et une statuaire aujourd’hui disparue. Une fontaine se trouve à proximité, soulignant son rôle dans la vie locale.
La chapelle a été inscrite aux Monuments Historiques le 10 février 1948, mais a subi un incendie criminel la même année, détruisant une partie de sa structure. La toiture a été entièrement rénovée en 2021. Une inscription sur l’ancienne porte de la sacristie (disparue en 1950) mentionnait : « DU REGNE DE JEAN DROUALLEN, FABRIC FUT FAIC... LES PORTES DE CEANS L'AN 1665 », attestant de travaux ou d’une rénovation à cette date. Le clocheton porte la date de 1655, suggérant une phase de construction ou d’embellissement au 3e quart du XVIIe siècle.
Les entraits et sablières sculptés de la charpente représentent des têtes d’anges et d’animaux, éléments décoratifs typiques de l’art religieux breton de l’époque. La chapelle, propriété de la commune, illustre l’architecture chrétienne rurale de la région, marquée par des matériaux locaux comme le granite. Son histoire reflète aussi les aléas de la préservation du patrimoine, entre destructions accidentelles et restaurations contemporaines.
Le monument s’inscrit dans un paysage historique breton où les chapelles jouaient un rôle central, à la fois lieu de culte, de pèlerinage et de rassemblement communautaire. La présence d’une fontaine à proximité renforce son lien avec les traditions locales, souvent associées à des sources sacrées ou guérisseuses. Aujourd’hui, la chapelle de la Trinité reste un témoignage de l’héritage religieux et architectural du Morbihan.