Construction initiale Milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Édification de la chapelle attestée par la porte sud.
1683
Mention de la frairie
Mention de la frairie 1683 (≈ 1683)
La frairie de la chapelle est citée, s'étendant sur le village de Kergehennec.
1826
Restauration et dédicace
Restauration et dédicace 1826 (≈ 1826)
Restauration de la chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié.
6 mai 1927
Inscription à l'inventaire
Inscription à l'inventaire 6 mai 1927 (≈ 1927)
La porte sud est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
1957
Recul de la façade
Recul de la façade 1957 (≈ 1957)
La façade occidentale est reculée de cinq mètres.
Fin du XIXe ou début du XXe siècle
Second remaniement
Second remaniement Fin du XIXe ou début du XXe siècle (≈ 2025)
Tronçonnement du chevet et ajout d'un clocheton.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte Sud aujourd'hui murée (cad. AB 44) : inscription par arrêté du 6 mai 1927
Origine et histoire de la Chapelle de Langroës
La chapelle de la Vraie Croix, en breton Langroës, se situe au bourg d'Erdeven et est également appelée Notre‑Dame de Pitié ou chapelle de la Congrégation. Elle remonte au milieu du XVIe siècle, comme l'atteste sa porte sud, et ses fondateurs restent inconnus. En 1683, la frairie de la chapelle de la Vraie Croix est mentionnée, s'étendant sur le village de Kergehennec. Le plan cadastral de 1811 montre que son angle sud‑ouest touchait presque le chevet de l'église paroissiale, tandis qu'une venelle en permettait le contournement par le nord. Selon le chanoine Danigo, en 1826 le conseil de fabrique décide d'abandonner la chapelle de la Vierge au bas du bourg et de restaurer la chapelle de la Vraie Croix, désormais dédiée à Notre‑Dame de Pitié et utilisée par la Congrégation. C'est probablement à cette époque que l'édifice est raccourci du côté de son pignon ouest pour faciliter la circulation ; en 1891 Le Mené mentionne encore un chevet plat. Un second remaniement, à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle, a tronçonné le chevet en pans coupés et ajouté un clocheton sur le pignon occidental. Sa porte sud, aujourd'hui murée, a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 6 mai 1927 ; elle présente une anse de panier ornée d'une accolade à choux sommée d'un fleuron, encadrée par deux pilastres décorés de cercles et de losanges, et surmontée d'un écu et d'un phylactère portés par deux anges. En 1957, la façade occidentale a encore été reculée de cinq mètres. Désaffectée, la chapelle a perdu une grande partie de son mobilier et apparaît fortement dénaturée depuis l'enquête de 1976. L'édifice visible aujourd'hui n'est donc plus le bâtiment originel, en raison des troncatures et remaniements successifs.