Chapelle de Langroës à Erdeven dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique Architecture gothique flamboyant

Chapelle de Langroës

  • D781 
  • 56410 Erdeven
Chapelle de Langroës
Chapelle de Langroës
Chapelle de Langroës
Chapelle de Langroës
Chapelle de Langroës
Chapelle de Langroës
Crédit photo : Llann Wé² - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
Milieu du XVIe siècle
Construction initiale
1683
Mention de la frairie
1826
Restauration et dédicace
6 mai 1927
Inscription à l'inventaire
1957
Recul de la façade
Fin du XIXe ou début du XXe siècle
Second remaniement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La porte Sud aujourd'hui murée (cad. AB 44) : inscription par arrêté du 6 mai 1927

Origine et histoire de la Chapelle de Langroës

La chapelle de la Vraie Croix, en breton Langroës, se situe au bourg d'Erdeven et est également appelée Notre‑Dame de Pitié ou chapelle de la Congrégation. Elle remonte au milieu du XVIe siècle, comme l'atteste sa porte sud, et ses fondateurs restent inconnus. En 1683, la frairie de la chapelle de la Vraie Croix est mentionnée, s'étendant sur le village de Kergehennec. Le plan cadastral de 1811 montre que son angle sud‑ouest touchait presque le chevet de l'église paroissiale, tandis qu'une venelle en permettait le contournement par le nord. Selon le chanoine Danigo, en 1826 le conseil de fabrique décide d'abandonner la chapelle de la Vierge au bas du bourg et de restaurer la chapelle de la Vraie Croix, désormais dédiée à Notre‑Dame de Pitié et utilisée par la Congrégation. C'est probablement à cette époque que l'édifice est raccourci du côté de son pignon ouest pour faciliter la circulation ; en 1891 Le Mené mentionne encore un chevet plat. Un second remaniement, à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle, a tronçonné le chevet en pans coupés et ajouté un clocheton sur le pignon occidental. Sa porte sud, aujourd'hui murée, a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 6 mai 1927 ; elle présente une anse de panier ornée d'une accolade à choux sommée d'un fleuron, encadrée par deux pilastres décorés de cercles et de losanges, et surmontée d'un écu et d'un phylactère portés par deux anges. En 1957, la façade occidentale a encore été reculée de cinq mètres. Désaffectée, la chapelle a perdu une grande partie de son mobilier et apparaît fortement dénaturée depuis l'enquête de 1976. L'édifice visible aujourd'hui n'est donc plus le bâtiment originel, en raison des troncatures et remaniements successifs.

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