Frise chronologique
milieu du XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
milieu du XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification par Auffray Gurriec et commanditaires locaux.
fin XIVe–début XVe siècle
Rénovations gothiques
Rénovations gothiques
fin XIVe–début XVe siècle (≈ 1525)
Ajout de la rose et remaniements du chevet.
1751
Aménagement du placître
Aménagement du placître
1751 (≈ 1751)
Date gravée sur un pilier d’entrée.
1794
Destruction partielle
Destruction partielle
1794 (≈ 1794)
Pillage pour construire un corps de garde.
1908
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1908 (≈ 1908)
Protection officielle des ruines.
début XXe siècle
Restauration controversée
Restauration controversée
début XXe siècle (≈ 2004)
Remontage approximatif des éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Languidou (cad. ZK 335) : classement par arrêté du 22 octobre 1908
Personnages clés
| Auffray Gurriec (ou Auvredus Gurreu) - Maître d’œuvre |
A dirigé la construction vers 1250. |
| Guillaume (chanoine) - Commanditaire |
Mentionné dans l’inscription latine. |
| Yves de Revesco - Commanditaire local |
Hobereau de Plozévet associé à la fondation. |
| Saint Guidou (ou Kido) - Saint éponyme |
Protecteur des marins, lié à la légende. |
Origine et histoire
La chapelle de Languidou, située à Plovan dans le Finistère, est un édifice religieux du milieu du XIIIe siècle, bien que certaines sources évoquent une origine possible au XIIe siècle. Elle est considérée comme l’un des prototypes du style architectural de l’École de Pont-Croix, en rivalité avec la collégiale Notre-Dame de Roscudon. Son nom, Languidou, signifie « ermitage de saint Guidou » en breton, attestant d’une implantation monastique ancienne, peut-être liée aux migrations britto-celtiques du haut Moyen Âge.
La chapelle est dédiée à saint Guidou (ou Kido), un saint breton peu documenté, associé à la protection des marins et des pèlerins. Une légende locale, rapportée par Jakez Helias, évoque la disparition d’une rivière navigable, la rivière de Kido, ensablée par la mer, mettant fin aux pèlerinages maritimes vers Languidou. L’édifice, aujourd’hui en ruine, conserve des éléments remarquables comme ses grandes arcades sud (typiques de l’École de Pont-Croix) et une rose flamboyante ajoutée au chevet vers le XIVe–XVe siècle.
Deux inscriptions latines gravées sur les chapiteaux révèlent les noms du maître d’œuvre, Auffray Gurriec (Auvredus Gurreu), et des commanditaires, le chanoine Guillaume et Yves de Revesco, un hobereau local. Ces inscriptions, datées paléographiquement vers 1250, confirment une construction en deux phases (chœur puis nef). La chapelle, partiellement détruite en 1794 pour construire un corps de garde, fut restaurée au XXe siècle, mais de manière approximative.
Le site inclut un placître (ancien cimetière paroissial), un calvaire, deux stèles protohistoriques (peut-être de l’âge du fer), et une fontaine de dévotion dédiée à saint Gorgon, située à proximité. Ces éléments, associés à la légende de saint Kido, soulignent l’importance historique et culturelle de Languidou, classée Monument Historique en 1908. Son architecture, bien que ruinée, témoigne d’un passé religieux et maritime riche, lié à la Basse-Cornouaille et au pays Bigouden.