Construction initiale Seconde moitié du XIVe siècle (≈ 1475)
Édification de la nef et du bas-côté nord.
Début du XVe siècle
Construction du chevet
Construction du chevet Début du XVe siècle (≈ 1504)
Ajout du chevet et des piles.
Première moitié du XVIe siècle
Ajout du croisillon
Ajout du croisillon Première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Ajout d'un croisillon au nord et refonte des fenêtres du chœur.
1634
Restauration possible
Restauration possible 1634 (≈ 1634)
Date gravée sur le contrefort sud, pouvant indiquer des travaux.
3 juin 1932
Inscription monument historique
Inscription monument historique 3 juin 1932 (≈ 1932)
La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques.
1935
Travaux de restauration
Travaux de restauration 1935 (≈ 1935)
Date gravée sous une fenêtre, mentionnée dans les archives paroissiales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle avec la fontaine, le calvaire et le menhir voisins (cad. ZD 48, 66) : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
Seigneurs de Lezoualc’h
Famille ayant érigé la chapelle entre les XIVe et XVIe siècles.
M.M. Filly
Recteur mentionné dans une inscription de 1634, possible responsable de travaux.
Origine et histoire de la Chapelle de Lannourec
La chapelle Saint-Laurent de Lannourec se situe au bourg de Goulien, dans le Finistère. Elle porte le double vocable de saint Laurent et de Notre‑Dame de Bonne‑Nouvelle et a été érigée par les seigneurs de Lezoualc’h entre les XIVe et XVIe siècles. Le plan primitif est rectangulaire, avec un bas‑côté unique au nord séparé de la nef par une rangée de huit arcades ogivales ; un grand arc diaphragme bandé se situe entre la cinquième et la sixième travée et supporte un clocheton. La nef et le bas‑côté nord paraissent dater de la seconde moitié du XIVe siècle, tandis que le chevet appartient à la première moitié du XVe siècle ; les piles semblent remonter au début du XVe siècle. Dans la première moitié du XVIe siècle, on a ajouté un croisillon au nord et refait les remplages des fenêtres du chœur, le lambris et le clocheton. Le calvaire a été remanié, mais conserve un soubassement triangulaire du début du XVIe siècle ; l’édicule de la fontaine appartient à la même époque. Près du calvaire se dresse un petit menhir taillé et, autrefois, le site accueillait trois stèles de l’âge du fer ; ces vestiges relient Lannourec à un sacre préchrétien et confirment que le lieu était un « lan » — ermitage ou monastère — dès la période des migrations bretonnes en Armorique. Le blason des seigneurs de Lezoualc’h, « d’argent à quatre fasces ondées d’azur », figurait sur la plupart des verrières. Une inscription sur le contrefort sud, M.M. FILY RECTE 1634 CHRISTI IADE F, pourrait dater d’une restauration ; une autre date, 1935, est gravée sous une fenêtre de la chapelle nord et les archives paroissiales indiquent que des travaux ont été effectués cette année‑là, mentionnés lors du pardon de Saint‑Laurent. Le pardon de la chapelle se tient le lundi de Pentecôte. À l’extérieur, une statue et une fontaine de dévotion, toutes deux dédiées à saint Fiacre, étaient fréquentées pour combattre les maladies de langueur. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 3 juin 1932.