Fondation de la chapelle 1484 (≈ 1484)
Achèvement des travaux par Jehan Geliot.
5 juillet 1996
Classement monument historique
Classement monument historique 5 juillet 1996 (≈ 1996)
Inscription officielle des éléments protégés.
2013
Prix régional du Patrimoine
Prix régional du Patrimoine 2013 (≈ 2013)
Récompense pour la restauration communale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. AD 70) : classement par arrêté du 5 juillet 1996
Personnages clés
Jehan Geliot - Fondateur et curé
Commanditaire de la chapelle en 1484.
Origine et histoire
La chapelle de Lenoux, située à Laives en Saône-et-Loire, fut fondée en 1484 par Jehan Geliot, curé de Touches et originaire du village. Ce dernier, né à Laives, destina cet édifice à servir de chapelle privée dédiée aux défunts de sa famille. La date gravée à la base du clocher (1484) marque probablement l’achèvement des travaux, plaçant sa construction dans le 4e quart du XVe siècle, période caractéristique du gothique flamboyant.
L’architecture de la chapelle se distingue par une travée unique voûtée d’ogives, éclairée par une baie en arc brisé au chevet. La clé de voûte représente le couronnement de la Vierge, tandis que la façade, autrefois riche en statues, ne conserve plus que celle de saint Fiacre. À l’intérieur, les peintures murales datées de la fin du XVe siècle illustrent des scènes religieuses, comme la Messe de Saint-Grégoire ou saint Étienne aux côtés du fondateur. Ces fresques, encadrées par une frise de personnages sous des dais gothiques, ont été restaurées avec soin.
Classée monument historique le 5 juillet 1996, la chapelle a bénéficié d’une restauration remarquable, valant à la commune de Laives le Prix régional du Patrimoine en 2013. Les éléments protégés incluent les vantaux en chêne sculpté de la porte d’entrée, la toiture en laves, et l’ensemble des décors intérieurs. Aujourd’hui propriété communale, elle témoigne du mécénat religieux local et de l’art sacré bourguignon de la Renaissance.
Les sources historiques soulignent son rôle initial de chapelle funéraire familiale, typique des fondations privées de l’époque. Les peintures en trompe-l’œil de la voûte, évoquant un remplage flamboyant, ainsi que les motifs floraux et feuillagés en bas des murs, reflètent l’influence des ateliers bourguignons. La chapelle, bien que modeste par sa taille, incarne ainsi un patrimoine artistique et spirituel préservé, ouvert à la visite dans le cadre du patrimoine communal.