Construction et transformations XVe - XVIe siècles (≈ 1650)
Oratoire construit, jubé ajouté plus tard.
1734
Remplacement des portails
Remplacement des portails 1734 (≈ 1734)
Portails en bois changés cette année.
1875
Destruction par la foudre
Destruction par la foudre 1875 (≈ 1875)
Clocher détruit, vitraux brisés lors d’un orage.
18 août 1928
Classement monument historique
Classement monument historique 18 août 1928 (≈ 1928)
Chapelle protégée par arrêté ministériel.
1930
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux 1930 (≈ 1930)
Vitraux offerts par sir Robert Mond.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : classement par arrêté du 18 août 1928
Personnages clés
Sir Robert Mond - Mécène
Dona les vitraux en 1930.
Lady Mond - Mécène
Associée au don des vitraux.
Artiste anonyme - Sculpteur du jubé
Auteur des sculptures (fin XVe-début XVIe).
Origine et histoire de la Chapelle de Locmaria
La chapelle de Locmaria, située à Belle-Isle-en-Terre dans les Côtes-d'Armor, est un oratoire construit entre le XVe et le XVIe siècle. Son plan irrégulier, marqué par l'ajout ultérieur d'un bas-côté, révèle des transformations architecturales. L'extérieur se distingue par une tourelle, des clochetons et des pignons, tandis que l'intérieur abrite une charpente lambrissée et un jubé en bois, soutenu par quatre colonnes ornées de pampres et de grappes de raisins. Ce jubé, exécuté à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, est stylistiquement apparenté à celui de Kerfons, attribué au même artiste.
Selon la tradition, cette chapelle serait liée à un monastère de moines templiers et était connue sous le nom de Notre-Dame de Pendréo (Notre-Dame de la Coqueluche). Les fidèles y venaient implorer la guérison des enfants atteints de cette maladie mortelle avant de se rendre à une fontaine miraculeuse voisine. Un vitrail près du maître-autel illustre cette croyance. La chapelle, classée monument historique en 1928, a subi des dommages majeurs en 1734 (remplacement des portails) et en 1875 (destruction du clocher par la foudre), avant une restauration partielle au XXe siècle, incluant le don de vitraux par sir Robert Mond en 1930.
L'édifice, propriété de la commune, est aujourd’hui accessible librement. Son jubé, pièce maîtresse décorée de sept anges portant des banderoles, témoigne de l’art religieux breton de la Renaissance. Les sculptures, d’une grande finesse, reflètent une dévotion mariale ancrée dans les pratiques locales, où les pèlerinages et les vœux occupaient une place centrale. La chapelle incarne ainsi à la fois un patrimoine artistique et une mémoire collective liée aux croyances médiévales et modernes.