Origine de l'aumônerie XIIe siècle (≈ 1250)
Mention de l'aumônerie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
XIIIe siècle
Changement de dépendance
Changement de dépendance XIIIe siècle (≈ 1350)
Passage sous la dépendance de l'abbaye Notre-Dame de la Joie.
XVe siècle
Reconstruction et peintures
Reconstruction et peintures XVe siècle (≈ 1550)
Reconstruction de la chapelle et réalisation des peintures murales.
Fin du XVIIe siècle
Offices paroissiaux
Offices paroissiaux Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Célébration des offices paroissiaux entre 1681 et 1685.
1981
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux 1981 (≈ 1981)
Restauration et remplacement de fragments de vitraux par l'atelier Hubert de Sainte-Marie.
1992
Reconstruction du mur méridional
Reconstruction du mur méridional 1992 (≈ 1992)
Démolition et reconstruction du mur méridional de la nef.
2005
Classement historique
Classement historique 2005 (≈ 2005)
Classement de la chapelle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité (cad. D 13) : classement par arrêté du 29 avril 2005
Origine et histoire de la Chapelle de Locmaria
La chapelle de Locmaria, aussi appelée Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, se situe rue de la Côte au bourg de Nostang (Morbihan). Elle tient ses origines d’une ancienne aumônerie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, mentionnée au XIIe siècle, puis passe au XIIIe siècle sous la dépendance de l’abbaye Notre-Dame de la Joie ; l’édifice est reconstruit au XVe siècle. De plan en Tau, la chapelle présente deux nefs désaxées séparées par un mur diaphragme surmonté d’un clocheton ; la nef haute est entièrement peinte au XVe siècle, avec des personnages figurés sur fond d’arabesques et une danse macabre probablement liée au dit des Trois morts et des Trois vifs ; une Annonciation se trouve dans l’ancienne chapelle nord. Les chartes de 1308 évoquent le village sous les noms de « Locmaria de Laustence » et « Notre-Dame de Laustenc ». À la fin du XVIIe siècle, alors que la première église de Nostang tombe en ruine, les offices paroissiaux y sont célébrés entre 1681 et 1685. Au XVIIIe siècle, l’ancien clocher est remplacé. À une date indéterminée, le bras nord du transept, à l’origine ouvert comme le bras sud, est partiellement obturé et une porte y est aménagée ; la nef a par ailleurs été rallongée d’une ferme et la façade ouest semble avoir été déplacée. En 1981, l’atelier Hubert de Sainte-Marie restaure et remplace quelques fragments de vitraux dans le quadrilobe et les lancettes de la baie axiale ; d’après les sources, l’ordre des pièces de verre aurait été modifié lors de cette intervention. Au centre de la verrière restaurée apparaît le visage du Christ ; dans le lobe supérieur figure un écu d’azur au chevron d’argent autrefois accompagné de trois billettes d’or — l’une a été perdue — attribut de la famille Botdéru ; le lobe droit porte un écu losangé mêlant les armes de la Bretagne et de la France, le lobe inférieur les armoiries de la Bretagne, tandis que le lobe gauche reste non identifié. Le mur méridional de la nef est démoli puis reconstruit en 1992 ; en 1994 le lambris de la partie ouest de la nef est démonté puis remonté, et cinq ans plus tard la toiture et la charpente de cette nef sont refaites. Le transept nord fait l’objet d’une restauration en 2001 ; une campagne de restauration supplémentaire est jugée nécessaire dès 2013. La chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 avril 2005. La fresque du XVe siècle dite « des Trois morts et des Trois vifs » représente trois morts sortant des tombes et s’adressant à trois cavaliers pour les mettre en garde ; le texte met en regard les paroles des vivants — « Nous sommes en gloire et honneur. Remplis de tous biens et chevance. Au monde, mettons notre cœur. En y prenant notre plaisance. » — et la réponse des morts — « Nous avons bien esté en chance. Comme vous estes présent. Mais vous viendrez à notre danse. Comme nous sommes maintenant. » — seuls les trois morts restent encore visibles, la fresque étant très dégradée.