Chapelle de Magrigne à Saint-Laurent-d'Arce en Gironde

Patrimoine classé Chapelle des Templiers Chapelle romane Clocher-mur

Chapelle de Magrigne

  • 1 Chemin Pierre Levreaud
  • 33240 Saint-Laurent-d'Arce
Chapelle de Magrigne
Chapelle de Magrigne
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Chapelle de Magrigne
Chapelle de Magrigne
Crédit photo : Tmouchentois - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction templière
1894
Restauration de la porte
1896
Ajout de la cloche
1921
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église : classement par arrêté du 10 novembre 1921

Personnages clés

Léo Drouyn Auteur d'une description détaillée de la chapelle.
Henri de Marquessac A décrit la chapelle comme un édifice hospitalier important.

Origine et histoire de la Chapelle de Magrigne

La chapelle Sainte-Quitterie, dite église de Magrigne, est une chapelle romane templière située à Saint-Laurent-d'Arce, en Gironde ; elle est classée au titre des Monuments historiques depuis le 10 novembre 1921. Propriété communale, elle accueille aujourd'hui des manifestations culturelles et fait l'objet d'études menées par l'Association Historique et Archéologique de Saint-Laurent-d'Arce (ARHAL). À proximité du port de Magrigne, anciennement nommé « Port Malo », elle a été décrite par Léo Drouyn et Henri de Marquessac et est considérée comme le plus important, le plus complet et le mieux conservé des édifices hospitaliers de Gironde. Bâtie sur le plan rectangulaire caractéristique des fondations templières, la chapelle présente des murs très épais — 1,66 m d'épaisseur pour une largeur intérieure de 6,83 m — et des contreforts aux angles et au milieu des faces longues. L'intérieur est couvert d'une voûte en berceau ogival sans doubleaux, et un escalier logé dans l'épaisseur du mur nord conduit à la chaire. L'absence de fenêtres latérales s'explique par des constructions accolées de part et d'autre, comme en témoignent le solin et les rangées de corbeaux destinés à recevoir les faîtes d'appentis; ce solin et ces corbeaux se prolongent sur la façade ouest pour faciliter l'établissement d'un porche. Le chevet est plat, pignoné et percé de trois fenêtres, plein-cintre à l'intérieur et ogivales à l'extérieur. La maçonnerie est très soignée, en moyen appareil avec des assises régulières de 31 cm de hauteur, et un banc intérieur court le long des murs jusqu'au sanctuaire. À l'extérieur, des corniches cantonnées sur les faces latérales présentent un montage particulier : un bloc mince comble la différence de hauteur entre la corniche et l'assise, une disposition signalée comme une dérogation aux pratiques médiévales; de même, les sommiers des arcs des fenêtres font partie intégrante de l'assise et ne sont pas traités comme des claveaux séparés. La façade occidentale, flanquée de deux larges contreforts, est percée d'une porte en plein cintre surmontée d'une étroite fenêtre et couronnée par un clocher en arcade; ce clocher, très simple, est muni d'une archivolte moulurée en extradosse, et une seule cloche subsiste, datée de 1896, alors qu'il en existait autrefois deux. La porte comporte trois archivoltes en retrait dont les voussures, malgré une intervention d'un maçon autour de 1894 qui a fait disparaître un boudin profilé sur l'angle est de la plus petite voussure, témoignent d'influences gothiques; la décoration sculptée mêle motifs romans et gothiques : chapiteaux élégants, feuillages de facture gothique, entrelacs perlés, tores et guirlandes de feuilles avec grappes rappelant le raisin. Au début du XXe siècle on observait des traces de peintures intérieures — personnages, appareil simulé avec joints rouges, bandes d'enroulements au faîte du berceau —, aujourd'hui réduites à quelques vestiges; on voit également douze croix de Malte peintes et cerclées en rouge ainsi que des décors sur les autels. Sur la façade sud, près de l'angle occidental et à environ 1,80 m du sol, subsistent une croix de Malte et les vestiges de deux cadrans canoniaux gravés dans la pierre. Un bâtiment contigu, aujourd'hui disparu, aurait été détruit entre les XVIe et XVIIe siècles ; la proximité de la rivière du Moron, navigable et située à moins de 100 mètres, a favorisé l'arrivée de pèlerins empruntant la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, un itinéraire balisé localement par le Conseil général de la Gironde avec l'aide d'associations dont celle des Chemins de Compostelle de la Gironde et l'ARHAL.

Liens externes