Frise chronologique
22 mai 476
Martyre de Sainte Quitterie
Martyre de Sainte Quitterie
22 mai 476 (≈ 476)
Décès de la sainte à Aire-sur-Adour.
XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIIe siècle (≈ 1350)
Période de fondation par les Templiers.
1896
Date de la cloche actuelle
Date de la cloche actuelle
1896 (≈ 1896)
Seule cloche subsistante du clocher.
10 novembre 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
10 novembre 1921 (≈ 1921)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par arrêté du 10 novembre 1921
Personnages clés
| Sainte Quitterie - Sainte patronne de la chapelle |
Martyre chrétienne du Ve siècle. |
| Léo Drouyn - Historien et dessinateur |
A décrit la chapelle dans ses œuvres. |
| Henri de Marquessac - Historien local |
A étudié et documenté le monument. |
Origine et histoire
La chapelle de Magrigne, située à Saint-Laurent-d'Arce en Gironde, est un édifice templier du XIIIe siècle, classé Monument Historique le 10 novembre 1921. Elle représente le type le plus complet et le mieux conservé des églises hospitalières de la région, avec un plan rectangulaire typique des constructions templières. Son architecture allie des éléments romanes et gothiques, comme en témoignent sa porte en plein cintre ornée d’archivoltes et sa voûte en berceau ogival.
Dédiée à Sainte Quitterie, martyre chrétienne du Ve siècle, la chapelle était un lieu de pèlerinage sur la route de Compostelle. Les pèlerins empruntaient la rivière du Moron, voie navigable proche, pour rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle. Aujourd’hui, elle accueille des manifestations culturelles et est étudiée par l’Association Historique et Archéologique de Saint-Laurent-d'Arce (ARHAL).
La chapelle se distingue par ses détails architecturaux remarquables : contreforts renforçant les angles, escalier intégré dans l’épaisseur des murs, et un clocher-arcade simple. À l’intérieur, des traces de peintures médiévales, dont des croix de Malte de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, subsistent malgré leur dégradation. Extérieurement, deux cadrans canoniaux gravés dans la pierre sont visibles sur la façade sud.
Le site, autrefois nommé « Port Malo », était un point stratégique pour les pèlerins et les voyageurs. La chapelle, propriété communale, illustre l’importance des édifices religieux dans l’accueil et la protection des voyageurs au Moyen Âge. Son état de conservation en fait un témoignage précieux de l’architecture hospitalière en Gironde.
La décoration de la chapelle mêle influences romanes et gothiques, avec des chapiteaux sculptés, des entrelacs perlés et des motifs végétaux stylisés. La porte, surmontée de trois archivoltes, et les fenêtres à double ébrasement (plein-cintre à l’intérieur, ogivales à l’extérieur) reflètent cette dualité. Le bâtiment adjacent, aujourd’hui disparu, aurait été détruit entre les XVIe et XVIIe siècles.