Frise chronologique
1463
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1463 (≈ 1463)
Date attestée de l'édification initiale.
1565
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1565 (≈ 1565)
Ajout du clocheton à gâbles.
15 mars 1794
Combat de Mangolérian
Combat de Mangolérian
15 mars 1794 (≈ 1794)
Affrontement pendant la Chouannerie.
10 janvier 2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
10 janvier 2001 (≈ 2001)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle en totalité (cad. ZR 36) : inscription par arrêté du 10 janvier 2001
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage clé mentionné |
Les sources ne citent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
La chapelle de Mangolérian, aussi appelée chapelle des Mille Secours, est située au lieu-dit Mangolérian, dans la commune de Monterblanc (Morbihan, Bretagne). Datée du 3e quart du XVe siècle, elle a été érigée en 1463 selon les sources. Elle se distingue par son architecture rectangulaire de 23,70 m sur 9,90 m, renforcée par des contreforts d'angle et une entrée ouest en arc légèrement brisé. Son chevet plat est percé d'une grande baie gothique, tandis que son clocheton, daté de 1565, arbore des gâbles et des pilastres à chapiteaux.
La chapelle a été construite sur les fondations d'une villa gallo-romaine, témoignant d'une occupation ancienne du site. Elle est entourée d'un placître délimité par un muret remonté en 1970, année où l'escalier d'entrée a été repositionné. Le site inclut aussi une maison du chapelain (XIXe siècle), un calvaire du XVIe siècle ramené en 1980 du hameau du Mangoro, et une fontaine du XVIIe siècle. La chapelle a été inscrite aux monuments historiques le 10 janvier 2001.
Le lieu est marqué par l'histoire de la Chouannerie : le combat de Mangolérian s'y déroula le 15 mars 1794, opposant des forces révolutionnaires à des insurgés. À l'intérieur, la chapelle conserve des sablières sculptées et une voûte lambrissée à caissons de la fin du XVe siècle, ainsi que des lambris peints au XIXe siècle sur fond bleu. Ces éléments illustrent son évolution architecturale et son rôle dans la vie locale.
L'ensemble architectural, propriété de la commune, reflète à la fois le patrimoine religieux breton et les traces des conflits qui ont marqué la région. La chapelle reste un témoignage des pratiques culturelles et religieuses de la fin du Moyen Âge à l'époque moderne, tout en intégrant des réaménagements plus récents, comme la restauration du clocher en 1565 ou les modifications du XIXe siècle.