Construction initiale Fin du XIIe siècle ou début du XIIIe siècle (≈ 1295)
Édification de la chapelle, seul vestige du prieuré d'ermites de l'Artige.
1997
Restauration partielle
Restauration partielle 1997 (≈ 1997)
Travaux de restauration partielle de la chapelle.
2015
Inscription historique
Inscription historique 2015 (≈ 2015)
La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle recouverte de fresques en référence à la « Shoah » par le peintre Miklos Bokor, située au lieu-dit Malodène, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AN 43) : inscription par arrêté du 29 décembre 2015
Personnages clés
Jean Louis Layeria
Artisan responsable de réparations en 1691.
Miklos Bokor
Peintre ayant acquis l'édifice et réalisé une fresque monumentale intérieure.
Origine et histoire
La chapelle de Maradénou, ou chapelle de Malodène, est une chapelle catholique située à Martel, dans le Lot. Elle est le seul vestige du prieuré d'ermites de l'Artige, un ordre fondé en Limousin qui suivait la règle de saint Augustin et dépendait du prieuré de Maradène à Végennes ; les deux établissements avaient le même prieur. La chapelle peut dater de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle. En 1384, elle apparaît dans un hommage à la vicomté de Turenne, et en 1474 le prieuré de Maradène et Maradénou furent unis à la cure de Martel par Guy d'Ornhac. L'abbé Clary signalait l'église en ruines en 1679 ; l'inscription « fait par moy Jean Louis Layeria 1691 » laisse supposer une campagne de réparations. En 1751, les biens du prieuré passèrent au collège des Jésuites de Limoges. Pendant la Révolution, la chapelle fut vendue comme bien national puis utilisée comme bâtiment agricole. Elle a fait l'objet d'une restauration partielle en 1997 et a été inscrite au titre des monuments historiques en 2015.
La chapelle présente un plan rectangulaire de 15 mètres sur 5 et une hauteur de 12 mètres. Sa construction est rustique, en moellons parfois appareillés et joints à l'argile. L'intérieur est voûté en berceau brisé et le chevet est plat, percé d'une haute fenêtre étroite en arc brisé. Le peintre Miklos Bokor a acquis l'édifice et réalisé une fresque monumentale couvrant l'intégralité des murs intérieurs. Cette œuvre contemporaine traite de l'humanité depuis les origines bibliques jusqu'à la Shoah et confère à la chapelle une dimension à la fois universelle et mémorielle ; l'édifice porte désormais la mémoire d'un homme qui a connu la Shoah et les stigmates d'un chapitre de l'Histoire.