Frise chronologique
XIe–XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe–XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman originel (portail, fenêtres, modillons).
Fin XVe–début XVIe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure
Fin XVe–début XVIe siècle (≈ 1625)
Remaniement et agrandissement possible de l'église.
XVIe siècle
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
XVIe siècle (≈ 1650)
Extension de part et d'autre de la nef.
1697
Changement de statut
Changement de statut
1697 (≈ 1697)
Passage d'*église* à *chapelle* (archives paroissiales).
1838
Porte latérale datée
Porte latérale datée
1838 (≈ 1838)
Ajout ou modification d'une entrée secondaire.
1854
Travaux de toiture
Travaux de toiture
1854 (≈ 1854)
Remplacement des pierres plates par de l'ardoise.
8 avril 1987
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
8 avril 1987 (≈ 1987)
Protection officielle de la chapelle (arrêté).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Mont-Sabot (cad. ZD 37, 38) : inscription par arrêté du 8 avril 1987
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
La chapelle de Mont-Sabot, initialement église du prieuré de Neuffontaines, présente une structure composite reflétant plusieurs époques. Le bâtiment roman du XIe–XIIe siècle, identifiable par son portail, ses fenêtres et les modillons de la nef, fut profondément transformé à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe. Des chapelles latérales furent ajoutées au XVIe siècle, tandis que la porte latérale, datée de 1838, et des travaux en 1854 (remplacement des pierres plates par de l'ardoise) marquent les interventions du XIXe siècle. L'édifice, voûté d'ogives, combine trois types de moulurations distinctes : arêtes chanfreinées, tores, et moulures prismatiques, illustrant l'évolution des techniques architecturales.
Une légende locale, sculptée sur les arcades des chapelles latérales, raconte l'histoire d'une chèvre poursuivie par un loup, qui se réfugia dans l'église. Par miracle, la chèvre enferma le loup en s'enfuyant, un récit symbolisé par les figures en vis-à-vis d'une chèvre et d'un loup. Ce monument, classé en 1987, fut appelé église jusqu'en 1697 avant de prendre le nom de chapelle, selon les archives paroissiales. Son toit à deux pans (tuile plate) et sa croupe ronde sur la tourelle d'escalier témoignent aussi de son héritage médiéval.
Propriété de la commune de Neuffontaines (Nièvre), la chapelle de Mont-Sabot incarne à la fois un patrimoine religieux et une mémoire collective, où architecture et folklore se mêlent. Son inscription comme Monument Historique en 1987 souligne sa valeur patrimoniale, tandis que son état actuel, avec une localisation jugée a priori satisfaisante, en fait un site accessible pour les visiteurs intéressés par l'histoire bourguignonne.