Frise chronologique
934
Première mention écrite
Première mention écrite
934 (≈ 934)
Premier texte évoquant la chapelle.
XIIIe–XIVe siècle
Construction actuelle
Construction actuelle
XIIIe–XIVe siècle (≈ 1450)
Période de construction de l’édifice médiéval.
1614
Premier cimetière attesté
Premier cimetière attesté
1614 (≈ 1614)
Développement d’un cimetière autour de la chapelle.
XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XIXe siècle (≈ 1865)
Réduction de la chapelle à 7 mètres.
1879
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1879 (≈ 1879)
Découverte des vestiges gallo-romains et carolingiens.
7 juin 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
7 juin 1993 (≈ 1993)
Protection pour son ancienneté et sa rareté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. A 686) : inscription par arrêté du 7 juin 1993
Personnages clés
| Camille de la Croix - Archéologue |
A mené les fouilles en 1879. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de Monvinard, située à Nouaillé-Maupertuis, est un édifice religieux construit entre le XIIIe et le XIVe siècle. Elle se dresse au lieu-dit Mont Vinard, en surplomb de la vallée du Miosson, un nom probablement lié à l’ancienne culture de la vigne. Son emplacement stratégique et son histoire remontant à des occupations antérieures en font un site emblématique de la région.
Les premières mentions écrites de la chapelle datent de 934, révélant une origine bien plus ancienne. Des fouilles menées en 1879 par le père Camille de la Croix ont mis au jour les vestiges d’un temple gallo-romain de type fanum ainsi qu’une chapelle chrétienne antérieure, probablement carolingienne. Ces découvertes confirment une occupation religieuse continue du site depuis l’Antiquité.
L’édifice actuel, de style médiéval, a été partiellement détruit au XIXe siècle, réduisant sa longueur à seulement 7 mètres. Un cimetière s’est développé autour dès 1614, avant que la chapelle ne soit abandonnée. Classée monument historique en 1993 pour son ancienneté et sa rareté architecturale, elle abrite aujourd’hui dans le cimetière communal et n’est accessible qu’à l’occasion d’événements comme les Journées du patrimoine.
À l’origine, la chapelle abritait une Pietà en terre cuite du XVIIe siècle, aujourd’hui conservée dans l’église Saint-Junien pour des raisons de préservation. Malgré son état de dégradation actuel, la commune envisage sa restauration pour sauvegarder ce patrimoine chargé d’histoire, mêlant héritages gallo-romain, carolingien et médiéval.