Chapelle de Monvinard à Nouaillé-Maupertuis dans la Vienne
Patrimoine classéPatrimoine religieuxChapelle
Chapelle de Monvinard
Le Bourg
86340 Nouaillé-Maupertuis
Propriété de la commune
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
…
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
934
Première mention écrite
Première mention écrite 934 (≈ 934)
Plus ancienne mention connue de la chapelle dans des textes historiques.
XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la chapelle Notre-Dame de Monvinard.
1614
Mention du cimetière
Mention du cimetière 1614 (≈ 1614)
Première mention écrite du cimetière autour de la chapelle.
XIXe siècle
Abandon et destruction partielle
Abandon et destruction partielle XIXe siècle (≈ 1865)
La chapelle est abandonnée et partiellement détruite, réduisant sa longueur.
1879
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1879 (≈ 1879)
Découverte des vestiges d'un temple gallo-romain et d'une chapelle carolingienne par le père Camille de la Croix.
7 juin 1993
Inscription monument historique
Inscription monument historique 7 juin 1993 (≈ 1993)
La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. A 686) : inscription par arrêté du 7 juin 1993
Personnages clés
Camille de la Croix
Archéologue ayant mené les fouilles en 1879 et découvert les vestiges antérieurs.
Origine et histoire de la Chapelle de Monvinard
La chapelle Notre-Dame de Monvinard, aussi appelée Mont-Vinard, est un édifice religieux de Nouaillé-Maupertuis daté des XIIIe–XIVe siècles, situé au lieu-dit Mont Vinard en surplomb de la vallée du Miosson ; le nom de ce lieu serait lié à la culture de la vigne. La plus ancienne mention écrite connue remonte à 934. Lors de fouilles menées en 1879, le père Camille de la Croix a mis au jour les vestiges de deux édifices antérieurs : un temple gallo-romain de type fanum et une chapelle chrétienne antérieure à l'édifice actuel ; selon lui, cette chapelle précédente pourrait être d'époque carolingienne, ce qui se concorderait avec la mention de 934. Un cimetière s'est développé autour de la chapelle, mentionné dès 1614. L'édifice a par la suite été abandonné et partiellement détruit au XIXe siècle, ce qui explique sa longueur actuelle de seulement sept mètres. La chapelle a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 7 juin 1993 en raison de son ancienneté, de sa qualité architecturale et de la relative rareté d'édifices du XIIIe siècle. Elle se trouve aujourd'hui dans le cimetière communal et reste fermée au public une grande partie de l'année, sauf lors d'événements culturels comme les Journées européennes du patrimoine. L'édifice présente un mauvais état de conservation et la commune envisage sa restauration. La chapelle abritait à l'origine une Pietà en terre cuite du XVIIe siècle, déplacée depuis à l'église Saint-Junien pour assurer sa préservation.