Première mention du château 990 (≈ 990)
Château et chapelle castrale cités pour la première fois.
1182
Accord religieux mentionnant l'église
Accord religieux mentionnant l'église 1182 (≈ 1182)
Église Saint-Michel citée entre Béziers et Villemagne.
XIIe siècle
Construction de la chapelle romane
Construction de la chapelle romane XIIe siècle (≈ 1250)
Période de construction identifiée pour l’édifice actuel.
XIXe siècle
Restauration de la porte et du clocheton
Restauration de la porte et du clocheton XIXe siècle (≈ 1865)
Modifications architecturales tardives.
1963
Première protection des façades
Première protection des façades 1963 (≈ 1963)
Inscription partielle au titre des Monuments Historiques.
2014
Protection totale des vestiges
Protection totale des vestiges 2014 (≈ 2014)
Extension de l’inscription à l’ensemble castral.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources
Les textes ne citent aucun acteur historique précis.
Origine et histoire de la Chapelle de Morcairol
La chapelle de Morcairol, située dans la commune des Aires (Hérault), est un édifice roman datant du XIIe siècle, intégré à un ensemble castral médiéval. Elle fait partie des vestiges d’une ancienne ville disparue, mentionnée dès 990 pour son château et sa chapelle castrale, aujourd’hui effacée. Après la croisade albigeoise, la seigneurie de Morcairol fut probablement rattachée à la couronne avant d’être inféodée à divers seigneurs. L’église paroissiale Saint-Michel, but de pèlerinage, est attestée dès 1182 dans un accord entre le chapitre Saint-Nazaire de Béziers et l’abbaye de Villemagne.
Le site était ceinturé par des remparts médiévaux dessinant une ellipse de 800 à 900 mètres, englobant le château, la chapelle, une tour carrée et d’autres constructions. L’enceinte extérieure, moins ancienne, protégeait le bourg accolé au château. La chapelle actuelle, de style roman, se compose d’une nef étroite prolongée par une abside semi-circulaire. Sa porte d’entrée et son clocheton furent refaits au XIXe siècle, tandis que les façades et couvertures, ainsi que les vestiges castraux, sont protégés depuis 1963 et 2014.
Les fouilles et études suggèrent une occupation continue du site entre le Xe et le XIIe siècle, avec une importance stratégique et religieuse marquée. La chapelle Saint-Michel, bien que partiellement remaniée, conserve des éléments architecturaux typiques de l’art roman languedocien. Le site, propriété de la commune, témoigne de l’organisation féodale et des dynamiques de pouvoir en Occitanie après la croisade contre les Albigeois.