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Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie à Penmarch dans le Finistère

Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie

    997 Rue de la Joie
    29760 Penmarch
Propriété de la commune
Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie
Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie
Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie
Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie
Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie
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Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie
Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie
Chapelle de Notre-Dame-de-la-Joie
Crédit photo : Original téléversé par Henri Camus sur Wikipédia f - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1900
2000
1588
Érection du calvaire
fin XVe siècle
Construction initiale
1890-1909
Restaurations majeures
7 février 1916
Classement MH
1998
Rénovation du toit
2020
Restauration du calvaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle et calvaire attenant (cad. AV 1) : classement par arrêté du 7 février 1916

Personnages clés

Chevalier de Fréminville - Historien local Évoque une origine païenne du site
Jean Le Bosser - Sculpteur du retable Œuvre commandée en 1756 pour Saint-Nonna
François Quiniou - Chroniqueur penmarchais Décrit l’autel et l’histoire locale
Ernest Guérin - Peintre breton A immortalisé le pardon vers 1930
Lucien Simon - Artiste postimpressionniste Tableaux exposés au musée d’Orsay

Origine et histoire

La chapelle Notre-Dame-de-la-Joie, construite à la fin du XVe siècle sur la côte atlantique de Penmarch (Finistère), doit son nom à la gratitude envers la Vierge pour la protection des marins. Son emplacement, entre les ports de Saint-Pierre et Saint-Guénolé, en fait un lieu de dévotion lié aux dangers de la mer. Un mur de défense, régulièrement reconstruit (tous les 30 ans selon les sources), protège l’édifice des assauts océaniques, comme en témoignent les réparations de 1888, 1896 ou 1998.

Classée monument historique dès 1916 avec son calvaire adjacent (érigé en 1588), la chapelle incarne l’architecture religieuse bretonne : clocher-mur face à la mer, charpente en forme de coque de navire, et retable du XVIIIe siècle transféré de l’église Saint-Nonna. Ses ex-voto — maquettes de bateaux suspendues — et ses statues (Vierge à l’Enfant, saints Méen, Côme et Damien) reflètent la piété maritime. Le pardon du 15 août, autrefois majeur en pays Bigouden, mêlait procession en costumes traditionnels et bénédiction de la mer.

Le calvaire en granit, restauré aux XVIIIe, XXe et XXIe siècles, représente une scène de Crucifixion et une Pietà. La chapelle, menacée de vente en 1889, fut sauvée par des restaurations successives (toit en 1891, lambris en 1909). Son image, reproduite sur le billet de 20 francs « Pêcheur » (1942-1950), et les œuvres d’artistes comme Ernest Guérin ou Lucien Simon (musée d’Orsay) ont immortalisé son rôle culturel. Aujourd’hui, elle reste un symbole de la résistance spirituelle et communautaire face aux éléments.

L’intérieur abrite une charpente sculptée évoquant une carène de navire, avec sablières et clefs de voûte ornées, ainsi qu’une sirène de proue. La remise attitrée, dotée d’une cheminée, servait aux préparatifs des pardons. Les sources historiques (Fréminville, Quiniou) soulignent son origine possible sur un site païen, tandis que les archives locales détaillent les dégâts répétés des tempêtes, comme celle de 1896 qui détruisit le mur de protection.

Propriété communale, la chapelle et son calvaire (cadastre AV 1) sont ouverts à la visite. Leur localisation sur le GR 34, à l’adresse approximative 997 Rue de la Joie, en fait une étape patrimoniale majeure du littoral finistérien. Les photographies anciennes et les peintures conservées (musée de Quimper, musée d’Orsay) documentent son évolution et son ancrage dans l’identité bigoudène.

Liens externes