Construction originelle (selon légende) 1300 (légendaire) (≈ 1300)
Attribuée aux moines cisterciens de Bégard.
1640
Date gravée sur le campanile
Date gravée sur le campanile 1640 (≈ 1640)
Témoignage d'une reconstruction partielle.
1666
Retable de la Nativité
Retable de la Nativité 1666 (≈ 1666)
Œuvre signée par Yvon Allain.
1772
Ouverture d'une porte
Ouverture d'une porte 1772 (≈ 1772)
Modification architecturale tardive.
1930
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1930 (≈ 1930)
Protection officielle de l'édifice.
1939
Aquarelle d'Alexandre Benois
Aquarelle d'Alexandre Benois 1939 (≈ 1939)
Représentation du retable et de l'autel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Penvern (cad. A1 343) : inscription par arrêté du 22 mars 1930
Personnages clés
Yvon Allain (dit Gousmas) - Artisan sculpteur
Auteur du retable daté de 1666.
Allain Hamon - Constructeur local
A entouré la fontaine sacrée de pierres.
Alexandre Benois - Peintre russe-français
A immortalisé le retable en 1939.
Origine et histoire de la Chapelle de Penvern
La chapelle de Penvern, aussi appelée chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, est située à Trébeurden dans les Côtes-d'Armor. Selon une légende, sa construction remonterait à 1300, attribuée aux moines cisterciens de Bégard après la découverte miraculeuse d’une statue de la Vierge. Cependant, cette datation est contestée par des chercheurs, le culte marial étant apparu plus tardivement en Bretagne. L’édifice actuel, reconstruit à plusieurs reprises, porte des traces des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, avec des inscriptions datées de 1640, 1666, 1677 et 1772.
La chapelle fut un lieu de pèlerinage réputé, associé à des miracles et à une fontaine sacrée entourée de pierres par Allain Hamon. Aliénée pendant la Révolution, elle fut rendue au culte par la suite et inscrite aux monuments historiques en 1930. Son retable, signé par l’artisan Yvon Allain en 1666, et son autel ont inspiré le peintre Alexandre Benois en 1939. La proximité de l’eau et des ombrages renforce son caractère mystique et paisible.
La chapelle illustre l’héritage religieux breton, mêlant traditions païennes présumées, dévotion mariale et architecture modeste mais riche en symboles. Son histoire reflète les bouleversements politiques et culturels de la Bretagne, de l’Ancien Régime à la reconnaissance patrimoniale moderne.