Frise chronologique
1060
Donation à l'abbaye de Conques
Donation à l'abbaye de Conques
1060 (≈ 1060)
Hugues de Calmont cède le monastère à Conques.
1312
Union des prieurés
Union des prieurés
1312 (≈ 1312)
Perse uni à Campagnac pour entretenir cinq moines.
1524
Translation des reliques
Translation des reliques
1524 (≈ 1524)
Reliques de saint Hilarian exhumées par François d'Estaing.
1537
Sécularisation du prieuré
Sécularisation du prieuré
1537 (≈ 1537)
Fin de la vie monastique à Perse.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection officielle de l'édifice.
1902
Restauration par Laffillée
Restauration par Laffillée
1902 (≈ 1902)
Travaux révélant des enduits peints.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Perse : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Hugues de Calmont - Seigneur et donateur |
Cède Perse à l'abbaye de Conques en 1060. |
| Foy de Calmont - Épouse de Hugues |
Co-donatrice du monastère en 1060. |
| Bégon de Calmont - Fils de Hugues |
Co-signataire de la charte de donation. |
| François d'Estaing - Évêque de Rodez |
Translate les reliques en 1524. |
| Henri Laffillée - Architecte restaurateur |
Dirige les travaux de 1902. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Hilarian-Sainte-Foy de Perse, située à Espalion dans l’Aveyron, est un édifice religieux roman du XIe siècle. Elle est mentionnée dès 1060, lorsque Hugues de Calmont, son épouse Foy et leur fils Bégon en font don à l’abbaye de Conques. Le site, alors appelé alleu, comprend une église dédiée à saint Hilarian, un fief presbytéral et des dîmes. Après cette donation, l’église est aussi placée sous le vocable de sainte Foy, en lien avec l’abbaye donataire.
En 1312, le prieuré de Perse est uni à celui de Campagnac pour subvenir aux besoins de cinq moines, réduits à deux un siècle plus tard. L’église sert d’abord d’église paroissiale pour Espalion, avant de perdre ce statut au XVIIIe siècle. En 1524, l’évêque François d’Estaing procède à la translation des reliques de saint Hilarian. Après la sécularisation du prieuré en 1537, les bâtiments se dégradent : déclarés masures en 1664, ils font l’objet de réparations au XVIe siècle.
Classée monument historique en 1862, la chapelle est restaurée en 1902 par Henri Laffillée, qui révèle des enduits peints sur les voûtes du transept. Une seconde campagne en 1957, menée par l’architecte Dufour, supprime d’autres décors peints. L’édifice, orienté est-ouest, se distingue par son portail roman occidental à tympan sculpté (représentant la Pentecôte et le Jugement dernier) et son clocher-mur à quatre baies. Deux portails, l’un roman et l’autre gothique, percent sa façade sud.
À l’intérieur, la nef à trois travées, séparée du chœur par un arc triomphal, est surmontée d’un chevet polygonal orné de modillons. Deux chapelles latérales, ajoutées au XVe siècle côté nord, complètent l’ensemble. Parmi les éléments remarquables figurent une Vierge à l’Enfant du XIIe siècle, classée en 1908, et un enfeu du XIIIe siècle en façade. La chapelle, située sur un tronçon commun à la via Podiensis et au GR 6, domine la terrasse alluviale du Lot.
Le portail occidental, protégé par un auvent à modillons, présente trois voussures historiées : la Cour céleste (anges avec livres), les archanges Gabriel et Raphaël, et une figure couronnée supposée être le fondateur. Le tympan illustre la Trinité, la Vierge et les apôtres lors de la Pentecôte, tandis que le linteau dépeint le Jugement dernier, avec une balance des âmes, le Christ en gloire entouré du Tétramorphe, et une scène infernale où Satan et des démons tourmentent les damnés.