Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Chapelle castrale et paroissiale fondée par l’abbaye Saint-Jouin.
XIVe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XIVe siècle (≈ 1450)
Tour carrée utilisée comme guet templier.
1641
Date gravée sur charpente
Date gravée sur charpente
1641 (≈ 1641)
Témoignage de travaux ou rénovation.
1730
Destruction du prieuré Saint-Nicolas
Destruction du prieuré Saint-Nicolas
1730 (≈ 1730)
Culte transféré à la chapelle.
XVIIe siècle
Ajout des retables baroques
Ajout des retables baroques
XVIIe siècle (≈ 1750)
Trois autels classés monuments historiques.
1838
Menace de destruction évitée
Menace de destruction évitée
1838 (≈ 1838)
Intervention du curé et de l’évêque.
1876
Restauration
Restauration
1876 (≈ 1876)
Financée par l’abbé Baconnais.
1913
Classement partiel
Classement partiel
1913 (≈ 1913)
Deux travées du chœur et retables protégés.
2016
Inscription complète
Inscription complète
2016 (≈ 2016)
Chapelle, placître et mur de clôture inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux travées du choeur contenant les trois retables : classement par arrêté du 22 octobre 1913 ; La chapelle en totalité, avec son placître et son mur de clôture qui lui est historiquement lié, à l'exclusion des deux travées du choeur classées (cad. AP 41, 42) : inscription par arrêté du 10 novembre 2016
Personnages clés
| Abbé Baconnais - Bienfaiteur |
Finança la restauration de 1876. |
| Saint Guénolé - Saint breton honoré |
Statue présente dans un retable. |
| Sire de Rais - Seigneur local présumé |
Blason martelé peut-être lié. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean-Baptiste de Prigny, construite majoritairement au XIe siècle, était à l’origine la chapelle castrale d’un château fortifié protégeant la ville de Prigny, dans le Pays de Retz. Perchée sur un oppidum surveillant la baie de Bourgneuf – un havre commercial majeur au Moyen Âge –, elle devint l’église paroissiale après le transfert de ses droits à l’abbaye Saint-Jouin de Marnes. Son déclin débuta avec l’ensablement du port de Prigny, tandis que le bourg des Moutiers-en-Retz se développait.
Au XVIIe siècle, la chapelle fut enrichie de trois retables baroques et d’une sacristie. En 1730, après la destruction du prieuré Saint-Nicolas, elle devint le seul lieu de culte local avant d’être menacée de démolition en 1838. Sauvée grâce à l’intervention du curé et de l’évêque, elle fut restaurée en 1876. Son clocher du XIVe siècle, peut-être utilisé comme tour de guet par les Templiers, et son placître (ancien cimetière) sont classés depuis 1913 et 1933.
L’édifice, non orienté est-ouest comme à l’accoutumée, présente une nef unique voûtée de charpente et des murs blanchis à la chaux. La façade sud, agrandie au XVIIIe siècle, arbore un blason martelé à la Révolution, peut-être lié à un abbé commendataire ou au sire de Rais. À l’intérieur, le maître-autel (1752) et les retables latéraux, classés monuments historiques, abritent des statues de saints régionaux comme Guénolé, tandis qu’une ancre viking du IXe siècle, découverte en 1871, témoigne de l’occupation normande du site.
Le terrain et les deux travées du chœur furent classés dès 1913, suivis de l’inscription de l’ensemble de la chapelle et de son placître en 2016. Aujourd’hui propriété communale, elle reste un vestige emblématique de l’histoire religieuse et maritime du Pays de Retz, lié à l’abbé Baconnais, bienfaiteur de sa restauration en 1876.