Attestation du prieuré 1205 (≈ 1205)
Premier texte mentionnant le prieuré augustin.
entre 1565 et 1570
Destruction par les huguenots
Destruction par les huguenots entre 1565 et 1570 (≈ 1570)
Incendie et ruine du prieuré.
1934
Transfert du portail à New York
Transfert du portail à New York 1934 (≈ 1934)
Don au Cloisters Museum par George Blumenthal.
25 novembre 1994
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 25 novembre 1994 (≈ 1994)
Protection des peintures murales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. AT 67) : inscription par arrêté du 25 novembre 1994
Personnages clés
Robert, évêque de Clermont - Religieux
Atteste le prieuré en 1205.
Ducs de Bourbon - Protecteurs
Gardiens du prieuré au XIIIe siècle.
George Blumenthal - Collectionneur américain
Acheteur du portail en 1934.
Origine et histoire de la Chapelle de Reugny
La chapelle de Reugny est un petit édifice roman en ruines, situé sur la commune de Laféline, dans le département de l’Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Construite probablement à la fin du XIIe siècle, elle appartenait à un prieuré augustin attesté dès 1205 sous la protection des ducs de Bourbon. Dédiée à Notre-Dame, elle fut incendiée et ruinée par les huguenots entre 1565 et 1570, ne laissant subsister que des murs fissurés et une toiture partiellement effondrée sous la végétation.
La chapelle se distingue par deux éléments remarquables : son portail occidental richement sculpté, acquis en 1934 par le musée new-yorkais The Cloisters après avoir orné un appartement parisien, et ses peintures murales des XIVe et XVe siècles. Ces dernières, protégées depuis 1994 par une inscription aux Monuments Historiques, restent in situ malgré l’abandon du site, exposé aux intempéries et aux déjections d’oiseaux. Le portail, quant à lui, est aujourd’hui visible dans la première salle du musée, intégrée au cloître de l’abbaye de Gellone.
Bien que classée, la chapelle n’est ni restaurée ni accessible au public. Elle se trouve au sud de Laféline, à proximité de la route D46 reliant Saint-Pourçain-sur-Sioule à Montmarault, au milieu d’une exploitation agricole. Les photographies disponibles montrent un état de dégradation avancé, contrastant avec la valeur historique de ses vestiges. Les peintures murales, rares témoignages de l’art médiéval local, restent le principal motif de sa protection patrimoniale.
L’histoire de la chapelle illustre les aléas de la conservation du patrimoine : son portail, élément le plus précieux, a été délocalisé aux États-Unis, tandis que le reste du bâtiment, malgré son classement, subit les outrages du temps. Les sources mentionnent également son lien avec les ducs de Bourbon, protecteurs du prieuré au Moyen Âge, et son rôle dans la vie religieuse locale avant sa destruction lors des guerres de Religion.