Frise chronologique
VIe siècle
Vie de saint Hospice
Vie de saint Hospice
VIe siècle (≈ 650)
Anachorète vivant dans une tour en ruines.
983
Expulsion des Sarrasins
Expulsion des Sarrasins
983 (≈ 983)
Par le comte de Provence.
1075
Première mention de l'église
Première mention de l'église
1075 (≈ 1075)
Dans le chartrier de Saint-Pons.
1615
Intégration à un fort savoyard
Intégration à un fort savoyard
1615 (≈ 1615)
Contre les pillages méditerranéens.
1655
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle
1655 (≈ 1655)
Ordonnée par Charles-Emmanuel II de Savoie.
1706
Destruction du fort
Destruction du fort
1706 (≈ 1706)
Sur ordre de Louis XIV.
1801
Restauration post-révolutionnaire
Restauration post-révolutionnaire
1801 (≈ 1801)
Rouverture au culte catholique.
1826
Construction du portique nord
Construction du portique nord
1826 (≈ 1826)
Par le roi Charles-Félix.
1903
Commande de la statue de la Vierge
Commande de la statue de la Vierge
1903 (≈ 1903)
Par Auguste Gal au sculpteur Galbusieri.
1929
Classement monument historique
Classement monument historique
1929 (≈ 1929)
Inscription officielle de la chapelle.
1932
Classement du site
Classement du site
1932 (≈ 1932)
Protection du cadre naturel et historique.
1937
Installation de la statue
Installation de la statue
1937 (≈ 1937)
Transférée par Jacques Menier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l’ensemble formé par le jardin des Cèdres, telles que délimitées sur le plan annexé à l’arrêté : le parc et les jardins botaniques avec les serres, les fabriques de jardin, la statuaire et les clôtures, à l’exclusion des autres bâtiments, la chapelle Saint-François-de-Sales, situées 57 avenue Albert Ier, 2 chemin du roy, 119 boulevard de Gaulle et 55 avenue Denis Semeria, sur les parcelles n° 1, 15, 16 et 48, figurant au cadastre section AC : inscription par arrêté du 2 février 2021
Personnages clés
| Saint Hospice - Anachorète et saint local |
Vécut dans la tour au VIe siècle. |
| Grégoire de Tours - Historien franc |
A rapporté sa vie dans l'*Historia Francorum*. |
| Charles-Emmanuel Ier de Savoie - Duc de Savoie |
Ordonna la construction du fort en 1615. |
| Charles-Emmanuel II de Savoie - Duc de Savoie |
Commanda la reconstruction de la chapelle en 1655. |
| Balthazar Simeone - Gouverneur du fort |
Supervisa les travaux de 1655. |
| Louis XIV - Roi de France |
Ordonna la destruction du fort en 1706. |
| Charles-Félix - Roi de Sardaigne |
Ajouta le portique nord en 1826. |
| Louis Marchand des Raux - Peintre |
Auteur des tableaux sur saint Hospice. |
| Auguste Gal - Négociant niçois |
Commanditaire de la statue de la Vierge. |
| Galbusieri - Sculpteur milanais |
Créa la statue en bronze en 1903. |
| Jacques Menier - Chocolatier et propriétaire |
Transféra la statue en 1937. |
Origine et histoire
La chapelle de Saint-Hospice trouve ses origines dans une tour en ruines où vécut au VIe siècle saint Hospice, un anachorète réputé pour ses guérisons miraculeuses. Après sa mort en 581, son culte se développa dans le comté de Nice, malgré les invasions sarrasines qui frappèrent la côte méditerranéenne jusqu’à leur expulsion en 983 par le comte de Provence. La première mention d’une église dédiée à saint Hospice remonte à 1075, construite sur l’emplacement présumé de sa tour.
En 1615, la chapelle fut intégrée à un fort savoyard pour contrer les pillages, avant d’être reconstruite en 1655 par Balthazar Simeone, gouverneur du fort, sur ordre de Charles-Emmanuel II de Savoie. Le fort fut détruit en 1706 par Louis XIV, mais la chapelle, endommagée pendant la Révolution, fut restaurée et rouverte au culte en 1801. Un portique fut ajouté en 1826 par le roi Charles-Félix, et des processions annuelles attirèrent des fidèles de Saint-Jean-Cap-Ferrat, Beaulieu, Villefranche et Monaco, notamment pour invoquer la protection contre les sécheresses, le choléra ou les dangers maritimes.
La chapelle, classée monument historique en 1929, abrite trente tableaux de Louis Marchand des Raux illustrant la vie de saint Hospice. À proximité, une statue monumentale de la Vierge à l’Enfant, commandée en 1903 par Auguste Gal et sculptée par Galbusieri, fut installée en 1937 grâce à Jacques Menier. Ce site, inscrit puis classé en 1932, reste un lieu de dévotion lié à la tradition maritime et aux légendes locales.