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Chapelle de Saint-Jagut à Plestin-les-Grèves en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle

Chapelle de Saint-Jagut

    Kernavalen22310 Plestin-les-Grèves
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1163
Confirmation papale
1487-1496
Reconstruction de la chapelle
1498
Consécration de la chapelle
Fin XVIe - début XVIIe siècle
Ajout des peintures murales
1793
Destruction du calvaire
20 mai 1998
Inscription partielle
27 mars 2000
Classement complet
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Intérieur de la maison du chapelain (cad. F 500) : inscription par arrêté du 20 mai 1998 - Ensemble de la chapelle et son enclos, à savoir : la chapelle en totalité, les murs de l'enclos avec ses sols, le calvaire, les façades et toitures de la maison du chapelain attenante (cad. F 499, 500) : classement par arrêté du 27 mars 2000

Personnages clés

Hingethen - Abbé de Saint-Jacut-de-la-Mer Fit relever un édifice au XIe siècle.
Alexandre III - Pape (1159-1181) Confirma la possession abbatiale en 1163.
Guillaume de Lésormel - Seigneur local Intégra la chapelle à son patrimoine au XVe.
Étienne Beaumanoir - Architecte à Morlaix Dirigea la reconstruction (1487-1496).

Origine et histoire de la Chapelle de Saint-Jagut

La chapelle de Saint-Jagut, située à Plestin-les-Grèves dans les Côtes-d’Armor, trouve ses origines au XIe siècle lorsque Hingethen, abbé de Saint-Jacut-de-la-Mer, fit relever un ancien édifice cultuel confirmé en 1163 par le pape Alexandre III comme propriété de l’abbaye. La décadence du monastère au XVe siècle permit à Guillaume de Lésormel, seigneur local, d’intégrer la chapelle à son patrimoine. L’édifice, alors en ruine, fut reconstruit entre 1487 et 1496 sous la direction d’Étienne Beaumanoir, architecte à Morlaix, et consacrée en 1498. Son style combine schiste et granite, avec un portail occidental en arc brisé et un clocheton caractéristique.

À la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, la chapelle fut enrichie de peintures murales de haute qualité artistique, illustrant la Passion du Christ, des allégories des sept pêchés capitaux, et une représentation du pape Grégoire. Ces fresques, aujourd’hui restaurées, ornent les murs nord sur deux niveaux et les vanités sur trois niveaux. Un calvaire à personnages, détruit en 1793, complétait autrefois l’enclos, dont il ne subsiste que des statues à double face et le socle. La chapelle, dédiée à Notre-Dame de Pitié et Saint-Jacut, forme un ensemble indissociable avec la maison du chapelain attenante, partiellement inscrite et classée au titre des Monuments Historiques en 1998 et 2000.

L’architecture de la chapelle révèle des influences tardives du gothique flamboyant, visibles dans le portail sud en anse de panier surmonté d’une archivolte ornée d’anges tenant des écus. Le massif occidental, en pierre de taille de granite, culmine à 13 mètres avec un clocheton de 5 mètres. Les remaniements du XVIIe siècle, notamment au niveau des baies, témoignent d’une évolution stylistique. Le site, situé au lieu-dit Lézormel, conserve également les traces de son histoire seigneuriale, liée à la famille de Lésormel, et de sa fonction religieuse, entre culte local et patrimoine abbatial. Les protections légales couvrent aujourd’hui l’intégralité de la chapelle, son enclos, les vestiges du calvaire, et les façades de la maison du chapelain.

Liens externes

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