Appartenance à l'abbaye 1123 (≈ 1123)
Bulle du pape Innocent III confirmant l'appartenance à l'abbaye de Sainte-Foy de Conques.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification initiale de la chapelle Sainte-Foi.
XIVe ou XVe siècles
Peintures murales
Peintures murales XIVe ou XVe siècles (≈ 1550)
Ajout de peintures murales représentant des personnages bibliques.
1953
Découverte des peintures
Découverte des peintures 1953 (≈ 1953)
Découverte et datation des peintures murales dans le chœur.
1973
Inscription du site
Inscription du site 1973 (≈ 1973)
Inscription du site formé par la chapelle, son cimetière et la demeure seigneuriale.
1995
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1995 (≈ 1995)
Inscription de la chapelle au titre des monuments historiques.
2019
Restauration complète
Restauration complète 2019 (≈ 2019)
Inauguration après une restauration complète de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 359) : inscription par arrêté du 11 décembre 1995
Personnages clés
Innocent III
Pape ayant confirmé l'appartenance de la chapelle à l'abbaye de Sainte-Foy de Conques.
Origine et histoire de la Chapelle
La chapelle Sainte-Foi, édifice d'origine romane, se dresse au sommet d'une colline au sud du village de Sainte-Foi (Ariège), à proximité de la tour Sainte-Foi, à 391 m d'altitude. À l'origine chapelle castrale de la maison forte voisine, elle figure dans un inventaire de l'abbaye de Sainte-Foy de Conques en 1207 et une bulle du pape Innocent III indique qu'elle appartenait à cette abbaye en 1123. Modeste et d'un grand caractère d'authenticité, la chapelle présente une nef unique et un clocher-mur à deux alvéoles. Le chevet, typique du début de l'art roman local, comporte une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, plus étroite que la nef, ainsi qu'une fenêtre axiale en plein cintre, très étroite, peu haute et ébrasée ; une corniche de billettes court au sommet du chœur. L'édifice est construit en gros moellons de pierre, couvert de tuiles canal et le sol intérieur est en dalles de terre cuite. Dans le chœur, des peintures murales découvertes en 1953 et datées probablement des XIVe ou XVe siècles représentent des personnages bibliques : un Christ en Majesté entouré des symboles des évangélistes et du collège des apôtres. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 11 décembre 1995, et le site formé par la chapelle, son cimetière attenant et la demeure seigneuriale du lieu-dit « La tour » (XIVe siècle) est inscrit depuis le 3 décembre 1973. Plusieurs campagnes de travaux sont visibles : des décrochements apparaissent dans les murs de la nef au nord et au sud, la moulure extérieure de la première travée s'interrompt et des traces de surélévation sont marquées. La sacristie et le porche ont été ajoutés ; des textes mentionnent des travaux sur la charpente au XVIIe siècle et une ordonnance de visite au siècle suivant recommandait de reprendre le couvrement de l'abside et de blanchir ses murs. La commune a entrepris une restauration complète de la chapelle, qui a été inaugurée en septembre 2019.