Frise chronologique
1526
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1526 (≈ 1526)
Édifiée pour abriter le tombeau de Guillaume de Seigne.
1776
Création du cimetière
Création du cimetière
1776 (≈ 1776)
Chapelle intégrée au nouveau cimetière de Bléré.
1875
Classement monument historique
Classement monument historique
1875 (≈ 1875)
Parmi les premiers monuments protégés en France.
2020
Restauration complète
Restauration complète
2020 (≈ 2020)
Reconstruction du lanternon et réhabilitation générale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : classement par liste de 1875
Personnages clés
| Guillaume de Seigne - Trésorier général de l’artillerie du roi |
Commanditaire présumé de la chapelle, mort en 1526. |
| Jehan de Seigne - Fils de Guillaume de Seigne |
Traditionnellement associé à la construction, âgé de 12 ans en 1526. |
Origine et histoire
La chapelle de Seigne, aussi appelée chapelle Jehan de Seigne, est une ancienne chapelle funéraire construite en 1526 dans la commune de Bléré, en Indre-et-Loire. Elle fut érigée sur un terrain qui devint, au XVIIIe siècle, le cimetière de la ville. Bien que la tradition attribue sa construction à Jehan de Seigne, alors âgé de douze ans, il est probable que son père, Guillaume de Seigne, en soit l’initiateur. Ce dernier, trésorier général de l’artillerie du roi, destinait ce monument à abriter le tombeau familial. La chapelle, classée monument historique dès 1875, a fait l’objet d’une restauration complète en 2020, incluant la reconstruction de son lanternon disparu avant 1890.
La chapelle se distingue par son architecture Renaissance, avec un portail orné de motifs militaires évoquant la fonction de Guillaume de Seigne. Son plan carré, prolongé par une abside semi-circulaire, est surmonté d’un dôme octogonal. Les baies flamboyantes et les gargouilles, ajoutées au XIXe siècle, complètent son décor. À l’origine située en périphérie de Bléré, elle fut intégrée au cimetière municipal en 1776, alors qu’elle était déjà en ruine, dépourvue de son autel et de ses tombeaux.
Classée parmi les premiers monuments historiques protégés en France, la chapelle de Seigne illustre l’art funéraire de la Renaissance tourangelle. Son décor, exempt de symboles religieux, reflète l’influence des commanditaires laïcs et leur statut social. La restauration de 2020 a permis de redonner à l’édifice son aspect d’origine, tout en préservant les ajouts postérieurs comme les gargouilles. Aujourd’hui, elle témoigne à la fois de l’histoire locale et de l’évolution des pratiques funéraires en Val de Loire.