Chapelle de Ti Mamm Doué à Quimper dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique

Chapelle de Ti Mamm Doué

  • Chapelle de Ti Mamm Doué
  • 29000 Quimper
Chapelle de Ti Mamm Doué
Chapelle de Ti Mamm Doué
Chapelle de Ti Mamm Doué
Chapelle de Ti Mamm Doué
Chapelle de Ti Mamm Doué
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Chapelle de Ti Mamm Doué
Chapelle de Ti Mamm Doué
Chapelle de Ti Mamm Doué
Chapelle de Ti Mamm Doué
Crédit photo : Adlfos - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1540
Droit de reconstruction
1541
Début des travaux
1573
Construction du clocher
1578
Construction de la porte nord
1592
Fin des travaux
1605
Porte méridionale
1621
Ajout de la sacristie
1795
Vente nationale
1807
Donation à la commune
1817
Confirmation de donation
1822
Fin des restaurations
1903
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle : classement par arrêté du 20 mars 1903

Personnages clés

Pierre de Quenechvilly Seigneur de Kermaner ayant autorisé la reconstruction de la chapelle.
Jehan Furic Bienfaiteur principal de la chapelle jusqu'au début du XVIIIe siècle.
Louis Ollivier Acheteur de la chapelle pendant la Révolution et donateur à la commune.
Julien Maunoir Prêtre ayant reçu le don de la langue bretonne dans la chapelle.
François Dilasser Peintre ayant réalisé des vitraux en 1995.
Jean-Pierre Le Bihan Maître verrier ayant réalisé des vitraux en 1995.

Origine et histoire de la Chapelle de Ti Mamm Doué

La chapelle de la Mère-de-Dieu, dite Ti Mamm Doué ou Ty-Man-Doué, est située à Kerfeunteun, commune de Quimper (Finistère). De transition entre gothique tardif et Renaissance, elle présente une porte sud gothique ornée de colonnettes torsadées aux bases sculptées en nids d'abeille et un vitrail du croisillon sud représentant une procession où des paroissiens s'étaient fait représenter. Un cartouche au-dessus du portail du bras du transept sud porte la date de 1541, et plusieurs autres inscriptions (1573 sur le clocher du bras sud, 1578 sur la porte du bras nord, "PAX VOBIS 1592" sur la façade ouest) montrent que les travaux se sont étalés sur près d'un demi-siècle, traduisant le passage progressif du gothique à la Renaissance. Selon les archives, les paroissiens de Cuzon obtinrent en 1540 le droit de reconstruire et d'agrandir la chapelle sur des terres relevant de la seigneurie de Kermaner, appartenant alors à Pierre de Quenechvilly, et une partie du granite employé provenait de la carrière voisine, dont l'extraction dépendit de l'autorisation du seigneur. Une porte méridionale de style Renaissance est datée de 1605 et une sacristie fut ajoutée au nord en 1621. En 1547, Pierre de Quenechvilly céda la terre de Keranmaner à Jehan Furic ; la famille Furic, dont les armes figurent sur la tribune au revers de la façade ouest, apparaît comme principal bienfaiteur jusqu'au début du XVIIIe siècle. Un aveu de 1775 signale le passage de la terre à la famille de Kerguélen. À la Révolution, la chapelle et l'oratoire furent vendus nationalement le 8 floréal an III (27 avril 1795) à Louis Ollivier, qui les donna à la commune de Kerfeunteun par acte du 29 août 1807 ; une ordonnance royale du 26 février 1817 confirma ensuite l'acceptation de cette donation après des contestations avec le nouveau propriétaire des terres, sieur Charuel. En 1815 la chapelle était en ruine ; l'évêque demanda l'emploi des matériaux pour réparer l'église paroissiale, démarche qui ne fut pas suivie d'effet, et le curé entreprit des travaux de restauration jusqu'en 1822, une correspondance de 1816 laissant deviner l'ampleur des interventions et peut-être la reprise de la charpente et de son décor peint. La chapelle a été classée au titre des monuments historiques par arrêté du 20 mars 1903. Une tradition locale rapporte que le père Julien Maunoir y reçut le don de la langue bretonne le 8 juin 1631. Un vitrail patriotique, réalisé après la Première Guerre mondiale, commémore l'offensive de la Meuse-Argonne (26–29 septembre 1918) et la participation de soldats finistériens du 118e régiment d'infanterie ; deux vitraux de 1995 sont l'œuvre du peintre François Dilasser et du maître verrier Jean-Pierre Le Bihan. L'intérieur rassemble plusieurs éléments cultuels et décoratifs : maître-autel, poutre de gloire, vitraux, statues (Mère-de-Dieu, saint Roch, saint Corentin, Sacré-Cœur) et un portrait du père Maunoir, tels qu'ils ont été photographiés et décrits depuis le début du XXe siècle.

Liens externes