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Chapelle de Vauclair à Molompize dans le Cantal

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Chapelle de Vauclair

    Vauclaire Bas
    15500 Molompize
Propriété de la commune
Chapelle de Vauclair
Chapelle de Vauclair
Crédit photo : Technob105 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1180-1210
Construction initiale
1200 (environ)
Fondation augustinienne
1476
Prise de possession
1795
Vente comme bien national
8 août 1921
Classement Monument Historique
2003-2005
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de Vauclair : classement par arrêté du 8 août 1921

Personnages clés

Étienne de Mercœur - Évêque d’Auvergne Soutien à la fondation du prieuré
Guillaume Robert - Disciple de Bertrand de Griffeuille Constructeur de l’oratoire initial
M. Vergne - Curé de Molompize (1838) Reconsacre la chapelle au culte

Origine et histoire

La chapelle de Vauclair, située près de Molompize dans le Cantal, fut construite entre 1180 et 1210 à la fin de l’époque romane, sous influence limousine. Dédiée à Notre-Dame de la Nativité, elle abritait initialement une statue vénérée de la Vierge en majesté. Son architecture se distingue par une nef unique divisée en trois travées, un clocher à peigne, et un portail surmonté d’une rosace. Les vitraux ouvragés et un retable baroque à colonnes torses (classé en 1987) enrichissent son intérieur, tandis que son sol en pierre date du XVe siècle.

Fondée sous l’épiscopat d’Étienne de Mercœur, évêque d’Auvergne, la chapelle dépendait d’un prieuré lié à l’abbaye Notre-Dame de La Couronne. Guillaume Robert, disciple de Bertrand de Griffeuille, y érigea un oratoire avant de confier les lieux à un confrère. Au XIIIe siècle, les Augustins rebâtirent l’édifice. En 1476, le chapitre de Saint-Flour y apposa trois « A » gothiques au-dessus de la rosace, marquant sa prise de possession. Après la Révolution, vendue comme bien national en 1795, elle servit d’étable avant d’être restaurée en 1838 par le curé Vergne.

Les transformations majeures survinrent au XIXe siècle : le chemin de fer Figeac-Arvant (inauguré en 1866) modifia la topographie, causant des remontées d’humidité. En 1937, une cour anglaise fut creusée pour assainir les fondations. Entre 2003 et 2005, une restauration complète (toiture en lauze, vitraux, enduits à la chaux) redonna à la chapelle son éclat d’origine. Une copie de la Vierge y fut replacée, perpétuant son héritage spirituel et artistique.

Classée Monument Historique dès 1921, la chapelle illustre le patrimoine religieux auvergnat, mêlant roman tardif et ajouts gothiques. Son isolement dans la vallée de l’Alagnon, visible depuis la RN 122, en fait un site emblématique du Cantal, préservé malgré les aléas de l’histoire. Les décors intérieurs (faune, flore polychromes) et son retable doré témoignent d’un artisanat d’exception, tandis que son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la région.

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