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Chapelle des Carmélites de Lectoure dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Chapelle des Carmélites de Lectoure

  • 14 Rue Marès
  • 32700 Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Chapelle des Carmélites de Lectoure
Crédit photo : GO69 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
32700 Lectoure, 14 Rue Marès

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1623
Fondation du couvent
1632
Visite royale
1666-1677
Construction de la chapelle
1695
Apogée démographique
1796
Vente comme bien national
1825
Rétrocession aux carmélites
1889
Restauration du plafond
1996
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle (cad. CK 317) : inscription par arrêté du 9 mai 1996

Personnages clés

Antoine de Roquelaure - Maréchal et fondateur Offrit le terrain pour le couvent en 1623.
Marie de la Trinité - Première prieure Cinquième Carmélite de France, arrivée en 1623.
Anne d’Autriche - Marraine royale Visita le couvent en 1632 avec Richelieu.
Cardinal de Richelieu - Parrain des enfants Roquelaure Présent au baptême en 1632.
Sœur Thérèse de la Croix - Prieure janséniste Résista à l’évêque au XVIIIe siècle.
Louise de France - Bienfaitrice royale Offrit des blasons au plafond (fille de Louis XV).
Paul Noël Lasseran - Peintre restaurateur Restaura le plafond en 1889.

Origine et histoire de la Chapelle des Carmélites

La chapelle des Carmélites de Lectoure est un édifice religieux catholique intégré à un ensemble conventuel fondé au XVIIe siècle dans la ville de Lectoure (Gers). Elle est construite entre 1666 et 1677, avec une messe solennelle célébrée en 1684, et fait partie des cinq premiers carmels établis en France. Son architecture modeste, marquée par un portail classique et un plafond peint orné de blasons, reflète son rôle spirituel et communautaire.

Le couvent est fondé en 1623 par le maréchal Antoine de Roquelaure, gouverneur de Lectoure et proche d’Henri IV, qui offre le terrain pour son implantation. Huit religieuses, dirigées par sœur Marie de la Trinité, cinquième Carmélite de France, s’y installent dès septembre 1623. En 1632, le couvent accueille Anne d’Autriche et le cardinal de Richelieu, parrain et marraine des enfants de Roquelaure, marquant son prestige précoce.

Au XVIIe siècle, le Carmel de Lectoure devient un foyer du jansénisme sous l’influence de la prieure sœur Thérèse de la Croix et du vicaire Louis Paris-Vacquier. Les religieuses, dispersées pour leurs convictions, résistent aux pressions de l’évêque Hertaud de Beaufort. À la Révolution, le couvent est confisqué, transformé en prison, puis vendu comme bien national en 1796. Les carmélites ne le récupèrent qu’en 1825, sous la Restauration.

L’intérieur de la chapelle, sobre mais élégant, se distingue par un chœur surélevé, une tribune réservée aux religieuses, et un retable du XVIIe siècle représentant La Vision de Sainte Thérèse. Le plafond, décoré en 1684 et restauré en 1889 par Paul Noël Lasseran, arbore des nervures gothiques et les armes du Carmel et de France, offertes par Louise de France, fille de Louis XV. Ces éléments artistiques soulignent son lien avec la chapelle des Carmélites de Toulouse, construite à la même époque.

Le couvent, ceint de murs et organisé autour d’un jardin en terrasses, occupe un îlot entre les rues Marès, Soulès et Montebello. Son portail, surmonté d’une niche abritant une statue de la Vierge (XIXe siècle), et ses passages couverts (dont un détruit à la Révolution) témoignent de son adaptation à la clôture monastique. Après des destructions partielle, l’aile nord est reconstruite au XIXe siècle, préservant certaines ouvertures d’origine.

Classée Monument historique en 1996, la chapelle illustre l’histoire religieuse et politique de Lectoure, entre dévotion carmélitaine, conflits jansénistes et bouleversements révolutionnaires. Son décor, mêlant héritage du XVIIe siècle et restaurations du XIXe, en fait un exemple rare de patrimoine conventuel préservé en Occitanie.

Liens externes

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