Construction initiale 1260 (≈ 1260)
Édification par les Franciscains avec dons locaux.
1562-1568
Destruction partielle
Destruction partielle 1562-1568 (≈ 1565)
Couvent ravagé par les Protestants, chapelle épargnée.
1866-1867
Restauration et agrandissement
Restauration et agrandissement 1866-1867 (≈ 1867)
Ajout d’une tribune, verrière, réhabilitation.
23 février 1925
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 23 février 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle : inscription par arrêté du 23 février 1925
Personnages clés
Béatrix de Bourgogne - Mécène
Finança chœur, chapelles et voûtement au XIIIe.
Origine et histoire de la Chapelle des Cordeliers
La chapelle des Cordeliers d'Angoulême fut construite en 1260 par les Franciscains, surnommés Cordeliers, grâce aux dons des habitants. Béatrix de Bourgogne financa peu après l’édification du chœur et de trois chapelles adjacentes (dont une a aujourd’hui disparu), ainsi que le voûtement de l’ensemble. Ce monument, initialement intégré à un couvent, incarne l’architecture religieuse médiévale liée à l’ordre mendiant franciscain.
En 1562, le couvent fut ravagé par les Protestants durant les guerres de Religion, puis définitivement détruit en 1568, à l’exception de la chapelle. Celle-ci fut transformée en hôpital pour les coreligionnaires protestants. Ce changement d’usage illustre les bouleversements religieux et politiques de l’époque, où les bâtiments sacrés étaient souvent réappropriés pour des besoins militaires ou sanitaires.
Au XIXe siècle (1866-1867), la chapelle connut une campagne de restauration majeure : elle fut agrandie, dotée d’une tribune et d’une verrière, et réhabilitée dans sa fonction cultuelle ou communautaire. Classée Monument Historique en 1925, elle appartient aujourd’hui à la commune d’Angoulême et témoigne de près de huit siècles d’histoire, entre spiritualité, conflits et patrimonialisation.
Le site, situé 60 bis rue de Beaulieu, conserve une localisation approximative (précision cartographique jugée passable). Son architecture mêle ainsi des éléments gothiques originels et des ajouts du Second Empire, reflétant les strates successives de son histoire.