Don du terrain 1263 (≈ 1263)
Bernard de la Tour cède le terrain aux Franciscains.
1273
Fondation supposée
Fondation supposée 1273 (≈ 1273)
Chapelle probablement fondée par les Franciscains.
1791
Première assemblée départementale
Première assemblée départementale 1791 (≈ 1791)
Lieu de réunion du Puy-de-Dôme post-Révolution.
1801
Devenue préfecture
Devenue préfecture 1801 (≈ 1801)
Transformation en siège administratif départemental.
18 août 1988
Classement monument historique
Classement monument historique 18 août 1988 (≈ 1988)
Inscription officielle au titre des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Cordeliers (cad. IP 63) : inscription par arrêté du 18 août 1988
Personnages clés
Bernard de la Tour - Comte de Boulogne
Donateur du terrain en 1263.
Famille de la Tour - Lignée aristocratique
Inhumée dans le chœur de la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle des Cordeliers
La chapelle des Cordeliers de Clermont-Ferrand, fondée au XIIIe siècle, s’inscrit dans le mouvement des églises franciscaines à nef unique, typiques des ordres mendiants urbains. En 1263, Bernard de la Tour, comte de Boulogne, offrit le terrain pour sa construction. La chapelle aurait été érigée en 1273, et le chœur servit de sépulture à la famille de la Tour. Ce monument illustre l’influence des Franciscains en Auvergne, avec un système de voûtes sexpartites unique dans la région.
Pendant la Révolution française, le couvent fut vendu comme bien national, et seuls les destructions successives épargnèrent la chapelle. En 1791, elle accueillit la première assemblée départementale du Puy-de-Dôme, avant de devenir la préfecture en 1801. L’édifice subit des altérations majeures : destruction partielle des voûtes vers 1854, cloisonnements pour les archives en 1806, et restaurations ultérieures. Aujourd’hui, il ne reste que des vestiges du décor d’origine (colonnettes, chapiteaux) et des traces du jubé.
Classée monument historique en 1988, la chapelle conserve des éléments architecturaux remarquables, comme les lancettes et rosaces polylobées de sa façade. Les arcades du cloître, datant du XVIIIe siècle, et une peinture murale du réfectoire sont les derniers témoignages de l’ancien couvent. Propriété du département, elle incarne à la fois un patrimoine religieux médiéval et une mémoire administrative locale.
Son histoire reflète les bouleversements politiques et urbains de Clermont-Ferrand : d’abord lieu de culte et de sépulture aristocratique, elle devint un symbole institutionnel après la Révolution. La chapelle des Cordeliers reste un édifice hybride, où se croisent héritage franciscain, transformations révolutionnaires et fonctions contemporaines.