Chapelle des Dominicains de Viviers en Ardèche

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Chapelle des Dominicains de Viviers

  • 1 Montée de l'Abri
  • 07220 Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
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Chapelle des Dominicains de Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
Chapelle des Dominicains de Viviers
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association ; propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
700
800
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
544
Sépulture de l'évêque Venance
avant le VIe siècle
Fondation initiale
737
Destruction par les Sarrasins
Fin du VIIe siècle
Installation des bénédictines
XIe siècle
Reconstruction de la paroisse
1567
Ruine lors des guerres de Religion
1616
Réparations de la chapelle Sainte-Claire
1624
Réparations de la chapelle des Onze-Mille-Vierges
1625
Installation des dominicaines
1734
Pose de la première pierre
1733-1743
Agrandissement du couvent
1738
Bénédiction de l'église
11 octobre 1739
Consécration de l'église
1743
Achèvement des travaux
1967
Classement aux monuments historiques
2018
Acquisition par la municipalité
2020
Inscription complétée
2024
Nouveau classement
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle des Dominicains, dite aussi chapelle Notre-Dame-du-Rhône (cad. AP 364) : classement par arrêté du 21 novembre 1967 ; L'aile du couvent des dominicaines attenante à l'église Notre-Dame du Rhône, sise 1 avenue Pierre-Mendès-France, sur la parcelle n° 583 ; les parties bâties (porche d'entrée, arcatures et passerelle), situées sur la parcelle n°584, en totalité, figurant au cadastre section AP, tel que délimité et hachuré en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 16 septembre 2024

Personnages clés

Venance Évêque enterré dans l'église en 544.
Jean-Baptiste Franque Architecte responsable de la reconstruction de la nouvelle église au XVIIIe siècle.
Claude Projet Entrepreneur ayant travaillé sur la reconstruction de la nouvelle église au XVIIIe siècle.

Origine et histoire de la Chapelle des Dominicains

La chapelle des Dominicains, dite chapelle Notre‑Dame‑du‑Rhône, est située à Viviers, en Ardèche. Sa façade principale présente des pilastres à chapiteaux ioniques ornés de volutes et de couronnes florales, qui portent un entablement d'ordre colossal surmonté d'un fronton triangulaire à oculus central. Une grande baie axiale rectangulaire est inscrite dans un arc en plein cintre souligné par une moulure triple dont les retombées encadrent la porte monumentale d'accès au vaisseau central. Cette façade sobre et verticale s'accorde aux modèles contemporains employés à l'hôtel de Roqueplane et à l'ancien évêché. La porte en bois à deux vantaux et tympan menuisé ouvre sur une nef unique couverte d'une voûte dite en arc‑de‑cloître, ponctuée d'une lunette axiale orientée au sud qui apporte l'essentiel de la lumière. Les parements intérieurs de la nef sont en pierres de taille régulières, d'un calcaire blond local employé aussi en façade et qui se délite par endroits, tandis que les autres élévations sont réalisées en maçonnerie de blocs de calcaire et de basalte liés au mortier. Du côté du rocher, un porche fermé par une porte en bois contrôlait l'accès au couvent. De taille réduite, la chapelle dégage une grande élégance et se rapproche des édifices construits par Jean‑Baptiste Franque et ses successeurs en Provence, tels que Saint‑Jacques de Tarascon, la chapelle Saint‑Joseph de l'hôpital Sainte‑Marthe d'Avignon et la Chartreuse de Valbonne.

La première église sur le site fut fondée avant le VIe siècle ; l'évêque Venance y fut enterré en 544. Un couvent de bénédictines s'y installa à la fin du VIIe siècle, puis fut détruit par les Sarrasins en 737, entraînant le départ des religieuses. La paroisse aurait été relevée au XIe siècle. L'église fut ruinée en 1567 lors des guerres de Religion. Des réparations touchant la chapelle Sainte‑Claire eurent lieu en 1616, puis celles de la chapelle des Onze‑Mille‑Vierges en 1624, et les dominicaines s'y installèrent en 1625. Au cours de la reconstruction et de la construction du couvent en 1625, de nombreux tombeaux avec inscriptions ariennes furent mis au jour. Le couvent fut agrandi de 1733 à 1743 ; la nouvelle église fut reconstruite par l'architecte Jean‑Baptiste Franque, avec l'entrepreneur Claude Projet, qui aménagèrent les anciens bâtiments et transformèrent l'église et le cloître en réfectoire et dépendances. La première pierre de la nouvelle église fut posée en 1734, bénie en 1738, consacrée le 11 octobre 1739, et les derniers comptes réglés en 1743, l'entrepreneur ayant perçu au total 37 000 lt. Saisi comme bien national à la Révolution, l'édifice servit d'entrepôt ; le couvent fut vendu et reconverti en fabrique de carrelage au début du XIXe siècle. L'ensemble a ensuite accueilli une école ; la chapelle est aujourd'hui une chapelle privée. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1967, inscription complétée en 2020 puis remplacée par un nouveau classement en 2024. La municipalité de Viviers est devenue propriétaire de l'ancien chœur des religieuses en 2018 et soutient, en accord avec l'association diocésaine propriétaire de la partie classée, le projet de réhabilitation de l'édifice.

Liens externes