Chapelle des Jacobins de Beaune en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique

Chapelle des Jacobins de Beaune

  • Rue Eugène-Spuller
  • 21200 Beaune
Crédit photo : Thesupermat - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1475
Fondation du couvent
1477
Intervention de Louis XI
1483
Consécration de l'église
XVIIe siècle
Travaux de confortement
1791
Modifications post-révolution
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne chapelle en totalité (cad. AC 50) : inscription par arrêté du 23 février 2007

Personnages clés

Monsieur de Villiers Seigneur d'Igornay et fondateur du couvent des Jacobins.
Louis XI Roi de France, cofondateur du couvent des Jacobins.
François Guillemot Architecte ayant transformé la distribution intérieure.

Origine et histoire de la Chapelle des Jacobins

Le couvent des Jacobins a été fondé en 1475 par Monsieur de Villiers, seigneur d'Igornay et chambellan du duc de Bourgogne, pour l'ordre des Frères prêcheurs. Dans un document du 2 octobre 1475, le père général de l'ordre accepta l'établissement du couvent à Beaune au nom de l'ordre et en faveur de Monsieur de Villiers et de son épouse. Le 2 septembre 1477, le roi Louis XI dut adresser une lettre aux chanoines de la collégiale Notre-Dame pour leur demander de ne pas s'opposer à la construction, afin d'éviter leur résistance motivée par l'influence des Jacobins. La fondation effective intervint peu après le rattachement de la Bourgogne au domaine royal, ce qui vaut à Louis XI d'être considéré comme cofondateur. L'église fut consacrée le 15 avril 1483 par un suffragant de l'évêque d'Autun, marquant l'état d'avancement des travaux. Des travaux de confortement, notamment sur la toiture de l'église, eurent lieu au XVIIe siècle. À la suite de la vente des biens nationaux après la Révolution, des modifications importantes furent réalisées, parmi lesquelles la démolition du clocher et du chœur en 1791, et un réaménagement de l'ensemble. La même année, l'architecte François Guillemot, de Dijon, dressa des plans et devis pour transformer la distribution intérieure afin d'accueillir les bureaux du district au rez-de-chaussée et ceux du tribunal de commerce à l'étage. Les acquéreurs de la fin du XVIIIe siècle devaient céder un petit jardin et la cour avant pour agrandir la place Morimont, mais ce projet ne fut pas réalisé. Une charpente à chevrons portant fermes, assortie de plusieurs travées voûtées et d'éléments sculptés, a été conservée. Malgré l'amputation de l'édifice et l'installation d'un entresol qui masque sa voûte lambrissée, comparable à celle de la salle des pauvres de l'Hôtel-Dieu, l'église demeure un remarquable témoignage de l'architecture gothique tardive.

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