Frise chronologique
1475
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1475 (≈ 1475)
Création par Monsieur de Villiers pour les Frères prêcheurs.
15 avril 1483
Consécration de l'église
Consécration de l'église
15 avril 1483 (≈ 1483)
Par un suffragant de l'évêque d'Autun.
XVIIe siècle
Travaux de confortement
Travaux de confortement
XVIIe siècle (≈ 1750)
Principalement sur la toiture de l'église.
1791
Démolition du chœur et clocher
Démolition du chœur et clocher
1791 (≈ 1791)
Suite à la vente des biens nationaux.
23 février 2007
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 février 2007 (≈ 2007)
Inscription de la chapelle en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne chapelle en totalité (cad. AC 50) : inscription par arrêté du 23 février 2007
Personnages clés
| Monsieur de Villiers - Seigneur d'Igornay et chambellan |
Fondateur du couvent en 1475. |
| Louis XI - Roi de France |
Intervient en 1477 pour autoriser la construction. |
| François Guillemot - Architecte à Dijon |
Propose des plans de réaménagement en 1791. |
Origine et histoire
La chapelle des Jacobins de Beaune fut fondée en 1475 par Monsieur de Villiers, seigneur d'Igornay et chambellan du duc de Bourgogne, pour l'ordre des Frères prêcheurs. L'église, consacrée en 1483, reflète une architecture gothique tardive, avec une nef de quatre travées, un bas-côté sud et quatre chapelles nord. Son choeur, initialement composé de deux travées et d'une abside à trois pans, fut démoli en 1791 avec le clocher, après la Révolution. La nef, aujourd'hui coupée par un plancher, masquait autrefois une charpente lambrissée en berceau brisé, comparable à celle de l'hôtel-Dieu de Beaune.
Au XVIIe siècle, des travaux de confortement, notamment sur la toiture, furent entrepris pour préserver l'édifice. Après la vente des biens nationaux, l'ensemble conventuel fut réaménagé : l'architecte François Guillemot proposa en 1791 des plans pour y installer les bureaux du district et du tribunal de commerce. Bien que le chœur et le clocher aient disparu, la chapelle conserve des éléments remarquables comme des voûtes à ogives, liernes et tiercerons, ainsi que des baies aujourd'hui bouchées. Son histoire est aussi marquée par l'opposition initiale des chanoines de Notre-Dame, craignant l'influence des Jacobins, jusqu'à l'intervention du roi Louis XI en 1477 pour autoriser sa construction.
Classée Monument Historique en 2007, la chapelle illustre les transitions architecturales et politiques de la Bourgogne, du duché indépendant à son rattachement au domaine royal. Son état actuel, bien qu'altéré, témoigne de son rôle passé comme lieu de culte et d'influence spirituelle, avant de devenir un bâtiment administratif post-révolutionnaire. La fondation par Monsieur de Villiers, avec le soutien indirect de Louis XI, en fait un symbole des tensions entre pouvoir local et royal à la fin du XVe siècle.