Frise chronologique
1623
Prise en charge du collège par les Jésuites
Prise en charge du collège par les Jésuites
1623 (≈ 1623)
Collège confié aux Jésuites, prélude à la construction.
1637
Legs de Malecoste
Legs de Malecoste
1637 (≈ 1637)
Financement des travaux par le receveur des tailles.
1666
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
1666 (≈ 1666)
Cérémonie présidée par l’évêque de Mirepoix.
10 avril 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
10 avril 1948 (≈ 1948)
Inscription de la chapelle et de la Tour Mirande.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et son clocher dit Tour Mirande : inscription par arrêté du 10 avril 1948
Personnages clés
| Malecoste - Receveur des tailles |
Finança la construction par un legs en 1637. |
| Évêque de Mirepoix - Consécrateur de l’église |
Bénit la chapelle en 1666. |
Origine et histoire
La chapelle des Jésuites de Carcassonne fut construite au 2e quart du XVIIe siècle, dans un contexte où la ville, alors sous influence religieuse marquée, voyait son collège confié aux Jésuites dès 1623. Le legs de Malecoste, receveur des tailles, en 1637 permit d’initier les travaux de l’édifice, dont la nef unique, bordée d’une galerie à tribunes, reflète une architecture dissymétrique caractéristique. Les fausses arcatures côté Évangile et le chevet plat engagé dans les bâtiments scolaires soulignent une conception adaptée à son usage éducatif et spirituel.
L’église fut bénie en 1666 par l’évêque de Mirepoix, marquant son achèvement fonctionnel. Son portail, orné de pilastres et surmonté d’un fronton circulaire, devait initialement porter un blason ou un cartouche. La nef communique avec le bas-côté par six arcades plein cintre, reproduites à l’étage supérieur. Le sanctuaire, voûté de liernes et tiercerons, dessine un polygone central par le prolongement des arêtiers, tandis que le clocher octogonal (Tour Mirande), intégré aux bâtiments scolaires, passe d’un plan carré à un octogone grâce à des trompes d’angle.
Classée Monument Historique en 1948, la chapelle illustre l’héritage jésuite dans le Languedoc du XVIIe siècle. Son architecture mêle simplicité décorative et complexité structurelle, comme en témoignent les baies en plein cintre de la tour ou la voûte du sanctuaire. Aujourd’hui propriété communale, elle reste un vestige de l’enseignement religieux et de l’influence architecturale de la Contre-Réforme dans la région.