Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XVe siècle (≈ 1550)
Période de fondation de la maladrerie.
24 juin 1948
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
24 juin 1948 (≈ 1948)
Protection officielle du site par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Ladres de Bruzac (cad. C 571) : inscription par arrêté du 24 juin 1948
Origine et histoire
La chapelle des Ladres de Bruzac, située à Saint-Pierre-de-Côle (Dordogne), est le dernier vestige d’une ancienne maladrerie, un établissement médiéval dédié à l’accueil des lépreux. Datant du XVe siècle, elle illustre l’architecture religieuse et caritative de cette période, avec des particularités comme un pavement original et un plafond refait, peint en brun avec des poutres jaunes ornées de motifs rouges. Ces éléments décoratifs, bien que partiellement restaurés, témoignent des pratiques artistiques locales de l’époque.
Le mur ouest de la chapelle présente une particularité remarquable : une porte d’entrée accompagnée d’une série de colonnettes ajourées. Ces ouvertures permettaient aux malades, tenus à l’écart pour éviter la contagion, de suivre les offices religieux depuis l’extérieur. Ce dispositif reflète les mesures sanitaires et sociales en vigueur au Moyen Âge, où la lèpre entraînait une exclusion physique tout en maintenant un lien spirituel avec la communauté.
La chapelle a été inscrite comme Monument Historique par arrêté du 24 juin 1948, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Le site, bien que partiellement altéré, conserve une localisation approximative (précision évaluée à 6/10 selon les sources), et son cadre rural à Saint-Pierre-de-Côle offre un aperçu de l’implantation des maladreries en milieu périurbain ou campagnard. Aucune information n’est disponible sur d’éventuels commanditaires ou personnages historiques liés à sa fondation.
Aujourd’hui, la chapelle des Ladres de Bruzac ne semble pas ouverte systématiquement à la visite, et les sources ne mentionnent ni services touristiques (comme des chambres d’hôtes), ni une utilisation actuelle spécifique. Son intérêt réside principalement dans son rôle historique de lieu de soin et de culte pour les marginaux de la société médiévale, ainsi que dans ses aménagements architecturaux adaptés à cette fonction.