Fondation du couvent 1602 (≈ 1602)
Demande des habitants pour établir les Minimes.
1608
Construction de l'église
Construction de l'église 1608 (≈ 1608)
Édification du lieu de culte actuel.
1826
Rétablissement du culte
Rétablissement du culte 1826 (≈ 1826)
Chapelle rendue au culte comme secours.
20 juin 1950
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 juin 1950 (≈ 1950)
Protection du portail et des vantaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Minimes, avec son portail (vantaux compris) : inscription par arrêté du 20 juin 1950
Personnages clés
Gilles Magnis - Donateur
Offrit le terrain initial aux Minimes.
Habitants de Pont-Saint-Esprit - Initiateurs du couvent
Demandèrent l’installation des Minimes en 1602.
Origine et histoire de la Chapelle des Minimes
La chapelle des Minimes de Pont-Saint-Esprit trouve son origine dans la fondation d’un couvent au début du XVIIe siècle. En 1602, les habitants de la ville demandent l’établissement d’une communauté de Minimes, qui s’installe grâce à un don de Gilles Magnis et de son épouse. Les religieux acquièrent ensuite des maisons adjacentes pour agrandir le couvent. L’église, construite en 1608, abrite les sépultures de familles nobles locales, dont les princes de Lorraine d’Harcourt et les Porcellets.
L’édifice, de style sobre, se compose d’une nef flanquée de chapelles latérales et d’une abside polygonale voûtée sur croisées d’ogives. Quatre des chapelles reproduisent ce type de voûte, tandis que la première chapelle gauche présente une coupole sur pendentifs. Une partie des voûtes de la nef a disparu, mais la troisième travée conserve une voûte d’arête. À l’extérieur, quatre arcs surbaissés, vestiges de l’ancien cloître, subsistent dans une cour atténante.
Rendue au culte en 1826 après la Révolution, la chapelle devient un lieu de prière secondaire, dit « de secours ». Son portail, incluant ses vantaux, est classé Monument Historique par arrêté du 20 juin 1950. L’édifice illustre ainsi l’héritage religieux et architectural de Pont-Saint-Esprit, marqué par l’influence des ordres mendiants et des familles aristocratiques locales.