Frise chronologique
1412
Don de Gilles IV de Rodemack
Don de Gilles IV de Rodemack
1412 (≈ 1412)
Financement probable de la construction.
XVIIe siècle
Transformation en sanctuaire
Transformation en sanctuaire
XVIIe siècle (≈ 1750)
Statue de la Vierge installée, pèlerinages.
1844-1846
Restauration par Boeswilwald
Restauration par Boeswilwald
1844-1846 (≈ 1845)
Travaux de préservation du monument.
1862
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1862 (≈ 1862)
Protection officielle de l’État.
1882
Changement de nom
Changement de nom
1882 (≈ 1882)
Le monument prend le nom *Recevresse*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Monts ou la Recevresse : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Gilles IV de Rodemack - Gouverneur de Montmédy et bienfaiteur |
Finança partiellement la construction en 1412. |
| Boeswilwald - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux de 1844 à 1846. |
Origine et histoire
La Chapelle des Monts d'Avioth, connue sous le nom de la Recevresse, est un édifice médiéval dont l’origine remonte probablement au début du XVe siècle. Sa construction est attribuée à la générosité de la famille de Rodemack, notamment Gilles IV de Rodemack, gouverneur de Montmédy, qui fit un don important à l’église d’Avioth en 1412. À l’origine, le bâtiment aurait servi de siège au tribunal prévôtal, une fonction judiciaire locale oubliée dès la seconde moitié du XVIIe siècle.
À partir du XVIIe siècle, la Recevresse abritait une statue de la Vierge, appelée la Recevresse, vers laquelle affluaient les pèlerins pour y déposer des offrandes en nature ou en espèces. Ce n’est qu’en 1882 que le monument lui-même prit le nom de sa statue. L’édifice fut restauré entre 1844 et 1846 par l’architecte Boeswilwald, comme en attestent les travaux historiques de l’époque.
Classée Monument Historique dès 1862, la chapelle incarne un patrimoine religieux et judiciaire rare en Lorraine. Son histoire reflète aussi les traditions locales de dévotion mariale, tout en témoignant de l’évolution des usages d’un même lieu à travers les siècles. Aujourd’hui, elle reste un symbole du riche passé médiéval et culturel de la Meuse, intégrée au paysage historique du village d’Avioth.
Le monument est également lié à des légendes locales, comme celle du Warabouc, créature diabolique brûlée à Avioth selon les récits folkloriques. Cette dimension mythologique ajoute une couche symbolique à son histoire, mêlant foi chrétienne et croyances populaires ancestrales.