Frise chronologique
1760
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1760 (≈ 1760)
Édifiée par les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.
1792
Départ des Paulines
Départ des Paulines
1792 (≈ 1792)
Fin de leur présence à Tréguier.
février-mai 1794
Vandalisme révolutionnaire
Vandalisme révolutionnaire
février-mai 1794 (≈ 1794)
Dégâts causés par le bataillon d’Étampes.
1829
Rachat par les Ursulines
Rachat par les Ursulines
1829 (≈ 1829)
Réaffectation après usage militaire et hospices.
1871
Peintures des saints
Peintures des saints
1871 (≈ 1871)
Œuvre de Jacques-Marie Herlido sur la voûte.
18 mai 1873
Bénédiction de la chapelle
Bénédiction de la chapelle
18 mai 1873 (≈ 1873)
Après restauration par les Ursulines.
2 décembre 1992
Classement monument historique
Classement monument historique
2 décembre 1992 (≈ 1992)
Inscription officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Paulines (cad. AH 84) : inscription par arrêté du 2 décembre 1992
Personnages clés
| Pape Pie IX - Souverain pontife (1846-1878) |
Armes présentes sur l’arcade côté chœur. |
| Augustin David - Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier |
Armoiries partiellement visibles dans la nef. |
| Jacques-Marie Herlido - Peintre-décorateur (Guingamp) |
Auteur des 12 médaillons de saints (1871). |
| Raphaël Donguy - Peintre-décorateur briochin (1812-1877) |
Attribué aux décors peints et dorés. |
| Charles Borromée - Archevêque de Milan (XVIe siècle) |
Inspiration du plan axial italien. |
Origine et histoire
La chapelle des Paulines, située à Tréguier dans les Côtes-d'Armor, est édifiée en 1760 par la congrégation des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Elle s’inscrit dans un ensemble conventuel organisé autour d’une cour intérieure, avec une façade sobre en granite ornée d’un oculus et d’une porte à fronton. Son plan allongé, non orienté, suit un modèle italien préconisé par Charles Borromée, avec un chœur monastique dans l’axe du sanctuaire, séparé de la nef par une arcade décorée des armes du pape Pie IX et de l’évêque Augustin David.
L’intérieur se distingue par un décor spectaculaire commandité au XIXe siècle par les Ursulines : un orgue postiche en trompe-l’œil encadré de draperies peintes, un plafond orné de 12 médaillons représentant des saints (signés Jacques-Marie Herlido, 1871), et des panneaux latéraux dorés aux motifs rocaille et néo-classiques (guirlandes, cornes d’abondance). Les vitraux, datés du XIXe siècle, complètent cet ensemble. La chapelle, endommagée pendant la Révolution par le bataillon d’Étampes (1794), sert successivement d’écurie, d’hospice, puis de lieu d’enseignement après 1829.
Classée monument historique en 1992, la chapelle illustre les transformations d’un édifice religieux à travers les siècles. Son mobilier d’origine a disparu, mais les traces de la clôture en bois entre les religieuses et les fidèles, ainsi que les graffiti des années 1920-1950, témoignent de son usage varié. La bénédiction solennelle de 1873 marque la restauration de son rôle cultuel sous l’impulsion des Ursulines, qui y ajoutent un décor peint et sculpté d’une grande finesse, attribuable en partie au peintre Raphaël Donguy.
Le site, propriété de la commune depuis le XXe siècle, conserve une précision locale moyenne (niveau 6/10). Son adresse exacte, rue Paul-Raoul ou 1 rue des Ursulines, reflète les changements urbains de Tréguier. Les éléments protégés incluent l’ensemble de la chapelle (cadastre AH 84), inscrite pour son architecture et ses décors intérieurs, symboles du patrimoine religieux breton.