Frise chronologique
1625
Fondation de la confrérie
Fondation de la confrérie
1625 (≈ 1625)
Création par des dissidents des Pénitents Gris.
1668
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1668 (≈ 1668)
Date gravée sur le portail, financée par la confrérie.
1796
Rachat après la Révolution
Rachat après la Révolution
1796 (≈ 1796)
Devenue siège des Sans-Culottes, puis rachetée.
1817
Fresque de Xavier Sigalon
Fresque de Xavier Sigalon
1817 (≈ 1817)
Peinture monumentale de la Pentecôte (4x12,20 m).
1818
Agrandissement néo-classique
Agrandissement néo-classique
1818 (≈ 1818)
Dirigé par l’ingénieur Durand, ajout du chœur.
6 août 2007
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
6 août 2007 (≈ 2007)
Protection officielle de la chapelle et de son patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle (cad. AB 1) : classement par arrêté du 6 août 2007
Personnages clés
| Xavier Sigalon - Peintre romantique |
Auteur de la fresque de la Pentecôte (1817). |
| Auguste Glaize - Peintre montpelliérain |
Auteur des tableaux sur la vie de la Vierge (1846-1847). |
| Charles Durand - Ingénieur-architecte |
Dirigea l’agrandissement néo-classique (1818). |
Origine et histoire
La chapelle des Pénitents Blancs d’Aigues-Mortes, située dans le département du Gard, est l’une des plus anciennes de Camargue. Fondée en 1625 par des dissidents de la confrérie des Pénitents Gris, elle est placée sous le vocable de la Vierge et du Saint-Esprit, symbolisé par une colombe. Sa construction, financée par la confrérie, débute en 1668. Pendant la Révolution, elle devient le siège du club des Sans-Culottes, qui disperse ses objets liturgiques. Rachetée en 1796, elle sert temporairement d’église paroissiale avant d’être restaurée par les Pénitents, avec l’ajout d’un chœur semi-circulaire en 1818.
La chapelle se distingue par son architecture en calcaire et pierre de taille, incluant un escalier tournant et un bas-relief façade représentant des pénitents encagoulés sous forme de têtes de lièvre, évoquant une chanson locale et la lumière divine. Classée Monument Historique en 2007 (après une première inscription en 1911), elle abrite des œuvres majeures : une fresque de Xavier Sigalon (1817) illustrant la Pentecôte, et des tableaux d’Auguste Glaize (1846-1847) sur la vie de la Vierge. Son mobilier liturgical, utilisé lors des processions, complète ce patrimoine.
Pendant la Révolution, la chapelle est dépouillée et transformée en lieu de réunion politique. Au XIXe siècle, l’ingénieur Durand dirige son agrandissement néo-classique, tandis que Sigalon y peint une scène monumentale (4x12,20 m). Le chœur, relié par une serlienne, prolonge cette fresque par une peinture au cul-de-four. La lumière naturelle, conçue pour mettre en valeur ce décor, et les symboles comme l’Esprit-Saint (colombe) ou les cagoules en têtes de lièvre, reflètent les valeurs de la confrérie : pénitence, spiritualité et lumière.