Frise chronologique
23 août 1491
Peintures murales
Peintures murales
23 août 1491 (≈ 1491)
Réalisation par Brevesi et Nadal.
seconde moitié du XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
seconde moitié du XVe siècle (≈ 1575)
Édification de la chapelle originale.
1672
Agrandissement
Agrandissement
1672 (≈ 1672)
Ajout d’une travée à l’édifice.
5 décembre 1908
Classement des fresques
Classement des fresques
5 décembre 1908 (≈ 1908)
Protection au titre des objets historiques.
18 avril 1944
Classement monument historique
Classement monument historique
18 avril 1944 (≈ 1944)
Protection intégrale de la chapelle.
1980
Restauration de la façade
Restauration de la façade
1980 (≈ 1980)
Trompe-l’œil ajouté en décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle : classement par arrêté du 18 avril 1944
Personnages clés
| Curraud Brevesi - Peintre niçois |
Auteur des fresques de 1491. |
| Guirard Nadal - Peintre niçois |
Co-auteur des fresques médiévales. |
| Guillaume Bachelar de Tournefort - Commanditaire présumé |
Finança les peintures vers 1470-1480. |
| Caroli, Salvestre, Stephani et Fabien Sala - Syndics de la communauté |
Représentants mentionnés sous le triptyque. |
Origine et histoire
La chapelle des Pénitents blancs de La Tour, située au lieu-dit la Casette à l’entrée du village, fut construite dans la seconde moitié du XVe siècle. Elle servit de siège à la Confrérie du Gonfalon et de la Miséricorde, dédiée à la Sainte Croix, et fut agrandie d’une travée en 1672. Classée monument historique en 1944, elle abrite des objets protégés, dont des peintures murales exceptionnelles.
Les fresques du chevet, datées du 23 août 1491, furent réalisées par les peintres niçois Curraud Brevesi et Guirard Nadal. Elles représentent un Jugement dernier inspiré de l’Évangile de Matthieu et de l’Apocalypse, avec un Christ-juge entouré d’anges, de la Vierge et de saint Jean-Baptiste. Le panneau central montre la Vierge à l’Enfant, saint Bernard de Menthon (tenant un diable enchaîné) et sainte Brigitte de Suède. Une dédicace mentionne le commanditaire Guillaume Bachelar de Tournefort, qui finança l’œuvre en l’honneur de Dieu, de la Vierge, et des saints Vincent et Guillaume vers 1470-1480.
Les murs latéraux illustrent la Passion du Christ en 19 scènes, de l’entrée à Jérusalem à l’apparition à Marie-Madeleine, en passant par la Crucifixion et la Résurrection. Sous ces scènes, sept Vertus (Diligence, Abstinence, Piété...) et sept Vices (Orgueil, Avarice, Luxure...) sont personnifiés, avec des diables poussant les damnés vers l’Enfer. La voûte, peinte postérieurement, montre un Christ en Majesté entouré des symboles des Évangélistes.
La chapelle fut décorée de motifs floraux au XIXe siècle, et sa façade fut restaurée en 1980 par un trompe-l’œil. Les peintures murales, classées dès 1908, témoignent de l’art religieux niçois médiéval et de l’influence des confréries de pénitents, actives dans la région. Le bâtiment, propriété de la commune, reste un exemple rare de chapelle confraternelle conservée avec son décor d’origine.
Les sources historiques citent des études locales, comme celles de Léo Imbert (1948) ou Paul Roque (2006), qui soulignent l’importance de ce monument dans le patrimoine peint des Alpes-Maritimes. La chapelle, toujours située à l’adresse 5348 La Casette, est un lieu clé pour comprendre l’art sacré et la dévotion collective en Provence à la fin du Moyen Âge.