Début de la construction 1618 (≈ 1618)
Les Récollets entreprennent la construction de leur église.
1626
Achèvement du gros œuvre
Achèvement du gros œuvre 1626 (≈ 1626)
Le gros œuvre de l'église est achevé.
1643
Chapelle des Pénitents blancs
Chapelle des Pénitents blancs 1643 (≈ 1643)
La confrérie des Pénitents blancs possède une chapelle distincte.
1647
Pose du retable
Pose du retable 1647 (≈ 1647)
Un grand retable est posé dans l'église.
1651
Achèvement intérieur
Achèvement intérieur 1651 (≈ 1651)
L'aménagement intérieur s'achève avec la pose d'une voûte lambrissée.
1792
Expulsion des Récollets
Expulsion des Récollets 1792 (≈ 1792)
Les seize derniers Récollets sont expulsés.
1796
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1796 (≈ 1796)
L'église est vendue comme bien national.
1804
Rachat par les Pénitents blancs
Rachat par les Pénitents blancs 1804 (≈ 1804)
La confrérie des Pénitents blancs rachète l'église des Récollets.
1808
Fragment de la Couronne d'épines
Fragment de la Couronne d'épines 1808 (≈ 1808)
La confrérie reçoit un fragment de la Couronne d'épines.
1875
Réunion des confréries
Réunion des confréries 1875 (≈ 1875)
Les confréries des Pénitents blancs et bleus se réunissent.
1944
Classement historique
Classement historique 1944 (≈ 1944)
L'ensemble est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Pénitents Blancs : classement par arrêté du 14 mars 1944
Personnages clés
Louis II de Salignac de La Mothe-Fénelon
Évêque de Sarlat ayant favorisé l'implantation des confréries de pénitents et l'arrivée des Récollets.
François Fournier-Sarlovèze
Général-comte ayant acheté les deux chapelles latérales en 1816.
Origine et histoire de la Chapelle des Pénitents blancs
La chapelle des Pénitents Blancs, aussi appelée chapelle du monastère des Récollets, est un petit édifice du XVIIe siècle situé à Sarlat-la-Canéda, en Dordogne. Construite dans un plan rectangulaire à nef unique, elle est éclairée à l'est par quatre baies en plein cintre. Le portail baroque comporte un fronton brisé orné de volutes et repose sur des colonnes cannelées équipées de chapiteaux doriques.
L'histoire de l'ensemble remonte au début du XVIIe siècle, lorsque Louis II de Salignac de La Mothe-Fénelon, nommé évêque de Sarlat, favorisa l'implantation des confréries de pénitents et l'arrivée des Récollets. Les Récollets entreprirent la construction de leur église à partir de 1618 ; le gros œuvre fut achevé en 1626 et l'aménagement intérieur s'acheva en 1651 avec la pose d'une voûte lambrissée en planches de châtaignier. L'église comprenait deux chapelles latérales à l'ouest, dédiées à Notre-Dame et à saint Bonaventure, et accueillait un grand retable posé en 1647, disparu au XIXe siècle.
Les membres de la famille Salignac-Fénelon furent inhumés dans l'édifice. Après l'expulsion des seize derniers Récollets en 1792, l'église fut vendue comme bien national en 1796. La confrérie des Pénitents blancs possédait une chapelle distincte à partir de 1643, aujourd'hui disparue, puis racheta l'église des Récollets en 1804 et fit ajouter une tribune au nord. En 1808, la confrérie reçut un fragment de la Couronne d'épines et, en 1816, le général-comte François Fournier-Sarlovèze acheta les deux chapelles latérales pour y célébrer des cérémonies en l'honneur de la famille royale.
En 1875, les confréries des Pénitents blancs et bleus se réunirent ; le mobilier des blancs, créé en 1705, fut transféré dans la chapelle des Pénitents bleus. La chapelle des Pénitents blancs fut ensuite désaffectée, transformée en gymnase puis en entrepôt. En 1970, elle accueillit un musée d'art sacré créé par la Société des amis de Sarlat, musée qui a depuis fermé, et l'édifice sert aujourd'hui de salle d'exposition. L'ensemble est classé au titre des monuments historiques depuis le 14 mars 1944.